Italie du 6 au 22 septembre 2024 – 16 jours – 3900 km

Nos deux compagnons Pilote et Chausson repartent à l’aventure ce vendredi 6 septembre par un temps assez pluvieux. Direction l’Italie du nord pour un périple d’une quinzaine de jours. Comme à notre habitude, nous privilégions les axes secondaires; ce qui fait une économie globale d’environ 400 € pour nos deux amis Pilotes et Chausson sur le parcours aller/retour uniquement en France. A midi, nous déjeunons dans le Tarn (Le Fraysse), mais un vent très fort nous empêche de déployer table et chaises à l’extérieur alors que le soleil était au rendez-vous. En fin d’après-midi, nous rejoignons Cruviers-Lascours (commune du Gard) pour notre première aire d’étape à la coopérative viticole. Le gérant nous réserve un accueil sympathique et nous ne manquons pas le lendemain matin d’acheter un cubi de rosé. Le samedi, nous continuons notre route et effectuons notre pause-déjeuner sur l’aire de pique-nique de la cave des coteaux de Saint-Maurice dans la Drôme.

Nous effectuons une courte pause au barrage de Serre-Ponçon avant l’arrivée à notre aire d’étape à Saint-Chaffray non loin de Briançon (Stationnement gratuit et services gratuits). Le dimanche 8 septembre, nous franchissons la frontière au col de Mongenèvre et nous nous dirigeons vers les grands lacs sous une pluie soutenue qui ne nous quittera pas de toute la journée. De part et d’autre de la route, des champs de riz à perte de vue. Le lundi, nous rejoignons le Lac Majeur que nous longeons sur le côté oriental en direction du nord avec un arrêt à Laveno où nous prenons nos premières photos. Nous déjeunons à Sobiate (sur la SS342) sur un petit parking avant de nous diriger vers le lac de Côme.

Le lac Majeur

Parmi les lieux incontournables à visiter autour du lac de Côme, Bellagio se distingue particulièrement comme étant la plus belle ville offrant une vue panoramique « à couper le souffle ». C’est ce qui est dit dans les guides touristiques. La ville se situe à la rencontre des deux bras du lac et nous décidons de l’atteindre en empruntant la seule route qui y conduit et qui longe le bord du lac; la SP583. Mais la route est très étroite et la circulation devient très difficile avec aucune possibilité de s’arrêter. Et lorsque nous arrivons à Bellagio, le stationnement est impossible, et nous sommes contraint de poursuivre notre route en longeant l’autre bras du lac. En fin d’après-midi, notre aire d’étape se situe à Azzano San Paolo (sur parking autorisé la nuit). Nous étions à environ 2,5 km de l’aéroport de Milan-Bergame, mais le ronronnement des avions qui décollaient et atterrissaient en permanence ne nous a pas trop dérangé.

Lac de Garde

Le mardi après avoir fait le plein d’eau et la vidange, nous prenons la direction du lac de Garde. Nous stationnons à Sirmione située à la pointe d’une étroite péninsule qui s’étend dans les eaux du lac. Sirmione est l’une des destinations les plus populaires autour du lac de Garde. La ville dispose d’un parking réservé aux camping-car, à deux pas de la rive. Il est midi et nous déjeunons sur le parking avant de partir effectuer une petite promenade à pied le long du lac. Ensuite, nous reprenons la route pour nous diriger vers le fameux massif des Dolomites. Notre aire d’étape se situe à Cavalese sur un grand parking aménagé. Le tarif est de 21 €. Un employé passe récupérer le paiement. En réalité, nous n’avons vu personne venir nous faire payer et le stationnement a été pour nous gratuit. Toujours ça d’économiser. Depuis ce parking, au bord d’un gave, la vue était panoramique. Les premières barres rocheuses des Dolomites se dressaient majestueusement.

Au cœur du massif des Dolomites
Barres rocheuses – Massif des Dolomites
Terrazza delle Dolomiti – 2950 m

Le mercredi, nous entamons la traversée du massif en passant par Moena, Canazei, Passo Pordoi (col situé à 2249m d’altitude). La température est de 7°. Le panorama est magnifique. Depuis le col, un téléphérique transporte ceux qui l’empruntent sur un plateau situé 2950m nommé « La terrasse des Dolomites » et qui accueille également un restaurant. Le ciel était partiellement ensoleillé et assez nuageux.

Col Passo Pordoi – 2249 m
Passo Pordoi – Stèle à la mémoire de Fausto Coppi
Massif des Dolomites

Notre aire d’étape à la fin de cette journée, à Padola, était constituée d’emplacements avantageux sur pavés végétalisés parfaitement horizontaux. Aire récente et parfaitement aménagée. Prix du stationnement (avec services): 20€. Nous avons entendu tomber la pluie toute la nuit et le lendemain matin le remplissage et la vidange des camping-cars s’est faite sous une pluie battante. Nous reprenons la route en passant par Cortina d’Ampezzo et atteignons le col de Falzarego (2050m). Nous avions l’intention de faire une halte en haut du col, mais la neige est venue jouer les trouble-fêtes, si bien que nous avons franchi le col et nous nous sommes empressés de redescendre de l’autre côté pour retrouver la pluie qui nous a accompagné jusque dans la vallée et qui nous a contraint à nous arrêter sur une aire à Valcozzena. Il est 15h30 et la pluie ne s’arrête pas. Inutile de continuer notre route dans ces conditions. Nous décidons de rester sur place et nous tapons une petite belote pour passer le temps. Le tarif du stationnement n’est pas trop élevé: 6,00 €.

Col de Falzarego (2050 m)

Le vendredi, nous nous réveillons sous un ciel nuageux, mais qui se dégage peu à peu. Nous décidons donc de faire la route en sens inverse en repassant à Cortina d’Ampezzo (SR48) et cette fois-ci, nous pouvons admirer les majestueux sommets des Dolomites en nous arrêtant de temps à autre pour prendre des photos. Nous atteignons Auronzo et nous nous dirigeons ensuite vers le sud pour atteindre notre aire d’étape au « Pian del Cansiglio ». Paysage verdoyant et sauvage au milieu de nul part. Une aire de camping-car parfaitement aménagée (12 €/24h) en pleine nature ou évoluaient pas très loin de nous un troupeau d’une vingtaine de biches ou peut-être davantage. Paysage magnifique avec en fond sonore le brame du cerf.

Au cœur des Dolomites – 13 septembre
Les Dolomites
Panorama depuis notre aire d’étape de Pian del Cansiglio. Dans le lointain les biches et les cerfs

Le samedi nous continuons vers le sud pour rejoindre Venise et l’aire d’étape de San Guiliano à quelques 200 m de l’embarcadère où nous avions décider de prendre le bateau pour nous rendre à Venise le lendemain matin. Une liaison existait également par le bus et le train, mais les stations se trouvaient à environ 1100 m de notre parking. Arrivés de bonne heure dans l’après-midi, nous allons flâner au bord de la lagune. Le dimanche matin, nous nous levons assez de bonne heure pour prendre le premier bateau; celui de 9h00. Le temps est plutôt beau, mais couvert. Le trajet dure environ 20 mn. Lorsque nous débarquons, nous achetons un forfait pour la journée afin d’utiliser les nombreuses navettes fluviales qui sillonne l’archipel (appelées vaporetti), et nous nous rendons avec l’une d’entres elles sur la rive opposée pour rejoindre la Place Saint-Marc et admirer l’architecture de la cathédrale et des Immeubles environnants. Nous sillonnons les ruelles étroites de la cité des Doges en passant d’un îlot à un autre en franchissant plusieurs ponts sous lesquelles passaient les gondoles. A midi, nous déjeunons dans un petits restaurant. Après une journée passée à arpenter la « Sérénissime », nous regagnons notre aire de stationnement par le bateau de 17h00.

Nous restons sur place pour passer la nuit et nous repartons ce lundi matin en direction de Florence en longeant quelque peu la mer adriatique. Puis nous orientons notre route vers l’ouest pour faire halte pour la nuit à Rocca San Casciano (aire gratuite). Nous atteignons Florence et nous décidons de ne pas visiter la ville, de continuer et de visiter plutôt Pise et sa célèbre tour penchée. Aire d’étape sur un parking aménagé pour camping-car à Pise (prix du stationnement: 18 €).

Cathédrale de Pise et la piazza dei Miracoli
Façade de la Cathédrale de Pise Notre Dame de l’Assomption
Baptistère de la Cathédrale de Pise

Ce mercredi 18 septembre, nous prenons le bus dont l’arrêt est juste devant l’aire de C-C. Il nous arrête à environ 850 m de la tour de Pise. Lorsque la tour apparait, nous constatons immédiatement son inclinaison. C’est cette inclinaison qui l’a rendu célèbre dans le monde entier. Elle est l’un des symbole de l’Italie comme la tour Eiffel est le symbole de la ville de Paris. Le spectacle est tout de même impressionnant.

« La tour de Pise (en italien: torre di Pisa) est le campanile de la cathédrale Notre Dame de l’Assomption de Pise, en Toscane. Elle est située à proximité du chevet de la cathédrale et fait partie des monuments de la piazza dei Miracoli (la « place des Miracles »), inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa construction débuta en 1173. Mondialement connue, elle est un des symboles de l’Italie et l’emblème de la ville de Pise. Outre le fait qu’elle soit considérée comme un chef-d’œuvre de l’art roman toscan en marbre, sa célébrité vient notamment de son inclinaison caractéristique. Cette inclinaison est apparue très rapidement pendant sa construction, du fait qu’elle a été édifiée sur une plaine alluviale. Ce défaut serait dû soit à un défaut de fondation, soit à un affaissement de terrain dû à une roche : la marne. » (Source Wikipédia).

Nous rejoignons à pied notre campement vers midi où nous déjeunons avant de reprendre la route et de nous arrêter à Fivizzano pour notre bivouac. Aire gratuite mais trop petite, et pleine à notre arrivée. Nous avons toute fois eu la possibilité de stationner à côté de l’aire sans aucun problème.

La tour de Pise à gauche – Campanile de la Cathédrale Notre Dame de l’Assomption

Le jeudi nous amorçons la route du retour avec une nouvelle aire d’étape à Novi Ligure sur le parking d’un centre sportif. Nous nous installons lorsque les voitures évacuent peu à peu le parking. La nuit a été parfaitement calme. Le parking disposait d’une aire de vidange (eaux grises uniquement) et un robinet pour faire le pleine d’eau.

Sur le retour, nous nous sommes arrêter à Ponciona-Rampina pour acheter des pâtisseries italiennes. Nous avons ensuite traversé la ville de Coni et rejoint le col de Larche (ou col de la Madeleine) à la frontière franco-Italienne où nous avons fait une halte. A la boutique du col, nous achetons quelques friandises et un panettone que nous dégustons sur place avant de redescendre en direction de Jausiers. Nous stationnons pour la nuit sur le parking de l’aire de loisir de Jausiers. Parking bien connu sur lequel nous nous étions arrêtés il y a quelques années. Le samedi nous déjeunons au Col de Faye au confins des Baronnies Provençales (département des Hautes-Alpes) et nous établissons notre aire d’étape à Saint-Hippolyte-du-Fort dans le massif des Cévennes. Le lendemain nous traversons les gorges de la Vis; très beau paysage contrasté et sauvage. Et nous rentrons au bercail vers 17h00 après un périple de 3900 km en une quinzaine de jours.