Hautes-Alpes, Isère, Savoie du 15 au 22 septembre 2020 – 8 jours – 2170 km

Nous commençons notre périple ce mardi 15 septembre  à 9h00; une heure tout à fait raisonnable. Nous traversons, tout d’abord les villes de L’Isle-en-dodon, Toulouse, Albi, Saint-Affrique. Puis nous effectuons un petit détour pour visiter le Cirque de Navacelles. Nous atteignons le Belvédère de La Baume où un paysage grandiose se dévoile à nos yeux. Au cœur du cirque de Navacelles figure un méandre asséché abandonné par la rivière il y a 6000 ans. A force de creuser son lit, le cours d’eau a coupé son méandre et pris un raccourci pour continuer son chemin en aval par une cascade. L’accès au Hameau de Navacelles n’est pas très recommandé en camping-car car la route y conduisant est très étroite. Aussi, en période estivale (10 juillet au 23 août), il peut être intéressant d’emprunter la navette gratuite au départ de l’un des deux belvédères pour aller visiter le cœur de ce petit hameau chargé d’histoire et les gorges de ce lieu labellisé 15ème « Grand sites de France » depuis 2017.

Cirque de Navacelles (Gard)

Notre aire d’étape, ce premier jour, se situe à Vissec (pas très loin du cirque de Navacelles). Ce petit village niché dans les gorges de la Vis tire son originalité de sa rivière, la Vis qui ne coule que lors de fortes pluies. L’eau s’infiltre à Alzon pour ressortir en aval de Vissec en alimentant notamment  deux moulins aujourd’hui restaurés par la commune. L’aire que nous découvrons est totalement gratuite et assez bien ombragée. Dommage qu’il n’existe pas beaucoup d’aires aussi agréables que celle-ci sur notre route. Une urne à l’entrée permet d’apporter une contribution si on le souhaite (à votre mon coeur messieurs-Dames). Pour éviter les vols, le couvercle de l’urne est soudé. Nous avons fait le choix de nous acquitter une contribution de 5 € (en tout). Situation cocasse ce soir là et le lendemain matin, nous subissons une invasion de milliers de papillons de la pyrale du buis. Après notre départ de l’aire, sur notre route, nous avons pu constater les dégâts causés par ce lépidoptère sur tous les arbustes de buis qui jalonnaient notre parcours.

Vissec (Gard)

Le mercredi en poursuivant notre chemin, nous traversons Ganges, Tornac, Alès, Valréas où nous effectuons un petit arrêt à l’hôpital de Valréas. Notre aire d’étape se situe au « Domaine de Rocheville » à Nyons que nous connaissons bien pour s’y être déjà arrêté (10,80 €).

Le lendemain, nous effectuons vidange et remplissage à Rozans (services gratuits), puis nous continuons vers Serres, le col de Frestre pour terminer notre parcours de la journée à Notre Dame de la Salette.

Notre Dame de la Salette (Isère)

Le Sanctuaire Notre Dame de la Salette est né suite au récit de deux jeunes bergers qui auraient aperçu la Sainte Vierge. Le samedi 19 septembre 1846, aux environs de quinze heures, sur une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux, deux jeunes bergers, l’une âgée d’un peu moins de quinze ans, et l’autre, âgé de onze ans, voient apparaître dans une lumière resplendissante une « belle dame » en pleurs qui s’adresse à eux. Le soir, ils en parlent à leurs maîtres. La maîtresse de la jeune fille se dit qu’ils ont vu la Sainte Vierge. Le Sanctuaire de Notre Dame de la Salette édifié au XIXème siècle attire chaque année de nombreux pélerins. Il abrite une basilique et plusieurs lieux de recueillements. Une hôtellerie dans l’enceinte des bâtiments permet d’héberger les visiteurs. Pour la nuit passée sur le parking du Sanctuaire, nous avons réglé une contribution de 7,50 € / C-C à l’accueil de l’hôtel. Le site ne possède aucune aire de services pour la vidange et le plein d’eau.

En repartant le lendemain matin, nous prenons la N85, la D526, puis passons le Col Ornon et nous nous arrêtons à Allemont pour faire la vidange et le plein d’eau. Puis nous franchissons le col du Lautaret et celui du Galibier (altitude 2642 m). Ce dernier marque traditionnellement la limite entre les Alpes du Nord et les Alpes du Sud françaises. Limite entre les Hautes-Alpes et la Savoie.

Vue panoramique depuis le col du Galibier – 2642 m

Nous effectuons notre étape du jour à St Jean de Maurienne sur un parking (mixte) autorisé la nuit et qui possède une aire de services. Le samedi, nous continuons notre route en passant par Alberville, Moutier, Bourg-saint-Maurice, Tigne, Val d’Isère, le col de l’Iseran (altitude: 2770).

Suite à l’inauguration de la plus haute route d’Europe, le 10 juillet 1937, le col de l’Iseran connaît un vif succès. La chapelle Notre Dame de toute Prudence a été construite à l’initiative de Monseigneur Grumel évêque de Maurienne pour rappeler aux randonneurs la dangerosité de la montagne.

Col de l’Iseran – 2770 m (Savoie)
Bonneval-sur-Arc (Savoie) – Parc national de la Vanoise

Nous atteignons ensuite Bonneval-sur-arc. Station-village familiale (classée plus beaux villages de France), Bonneval sur Arc, dans le parc de la Vanoise, nous fait découvrir son architecture de magnifiques chalets en pierre coiffés de leurs imposantes toitures de lauzes. Sur l’une des façades en pierre, un écriteau met à l’honneur Gilbert ANDRÉ l’une des figures ayant conduit à la création du Parc National de la Vanoise. Il a été maire de Bonneval-su-Arc pendant près de quatre décennies. Originaire des Vosges, il parcoure les Alpes dans les années 50 et s’arrête à Bonneval pour 8 jours et il y reste pour toujours…. Il milite pour la création d’un parc culturel destiné à protéger les populations locales, leurs traditions et développer le tourisme. Le premier Parc National en France est créé en 1963; c’est le Parc National de La Vanoise.

« Nous posons les valises » à Bessans sur un parking gratuit non loin du stade de biathlon de Haute-Maurienne sur lequel nous avons passé une nuit parfaitement tranquille.

Le dimanche, nous continuons notre périple, col du Mont Cenis, Oulx, déjeuner pique-nique à Montgenèvre. Nous faisons une courte escapade en Italie et rejoignons Briançon. Nous longeons ensuite le lac de Serre-Ponçon où nous nous arrêtons pour faire une petite pause et prendre quelques photos. Nous passons par Sisterons pour établir notre étape à Pont-Lagrange (petit parking au centre du village) après un parcours de 280 km dans la journée.

Lac de Serre Ponçon (Hautes-Alpes)

Le lendemain, nous amorçons la route du retour. Nous décidons de revenir en traversant le massif des Cévennes et nous passons par Orpière, le col de Perty, Valréas, Bollène, Orgnac-l’Aven où nous effectuons vidange et remplissage (services gratuits). Nous établissons notre dernier campement pour ce périple à Branoux-les-Taillades (6 emplacements gratuits). Nous avons pu faire la vidange, mais il n’y avait pas d’eau disponible. Sur la photo ci-contre, on aperçoit un panneau d’interdiction de stationner que l’on aimerait voir plus souvent: « Interdiction de stationner sauf aux camping-cars ». En général, c’est plutôt l’inverse. On est plutôt habitué à voir un panneau « interdiction de stationner » avec en dessous; « Camping-cars ».

Massif des Cévennes (Lozère, Gard)

Le mardi, notre itinéraire de retour  se fait par Florac, Les Causses Méjean (D16), Le Rozier, Albi, Gaillac, Montauban, Auch. Arrivée à 20h30.