La Bretagne du 5 au 20 septembre 2021 – 16 jours – 3000 km
Privilégiant les périodes hors Vacances scolaires et en dehors de la période juillet-août, nos deux amis Pilote et Chausson repartent à l’aventure ce 5 septembre avec une belle journée ensoleillée. Direction La Bretagne. Nos deux amis choisissent un itinéraire via Angoulême, Poitiers, Angers. Notre première étape se situe à l’étang Saint-Martin à St Martin-la-Pallue près de Mirabeau sur la D347 entre Poitiers et Angers. Petit étang privé pour la pêche sur la D15. Nuitée parfaitement calme. WC chimique à disposition que l’agent qui s’occupe des lieux a pris soin de laisser ouvert lorsque que nous sommes arrivés. Ce n’est pas une aire de camping-car, mais le stationnement des camping-cars est autorisé la nuit. Le lendemain, par une belle journée, nous continuons notre route et effectuons un arrêt pique-nique à Château-Gontier-sur-mayenne. Vaste parking bitumé (150 places disponibles) au bord de La Mayenne.
Nous avons déployé table et chaises à l’ombre de notre ami Pilote et en installant également un parasol. Un vent fort nous faisait voliger assiettes et verres en carton. Nous atteignons notre seconde étape en fin d’après-midi; l’aire de La Bidonnière située à 3 km du Mont Saint-Michel sur la commune d’Ardevon. Il s’agit d’une aire privée d’une soixantaine d’emplacements, très bien entretenue par des gérants très accueillants. Le mont Saint-Michel est visible directement depuis l’aire d’accueil. Nous avons réglé le prix de 10 € au lieu de 13,50 € pour un emplacement sans électricité. Ce mardi matin, nous sommes réveillés en douceur à 7h00 par les cloches de l’église Notre Dame, situées à 200 m de là, et celles du Mont-Saint-Michel plus lointaines qui sonnaient l’angélus du matin. A notre lever, vers 8 h, le soleil inondait déjà l’intérieur des camping-cars lorsque nous prenions notre petit déjeuner.

Ayant déjà visité le Mont Saint-Michel, nous nous sommes contentés cette fois-ci de l’admirer de loin et nous avons repris la route en direction de la Pointe du Grouin. Nous traversons Cancal en longeant les quais et la plage pour ensuite rejoindre la Pointe du Grouin.
Magnifique point de vue sur la baie du Mont Saint-Michel à l’est, sur une série d’îlots rocheux au nord et sur une succession de pointes rocheuses jusqu’au Cap Fréhel à l’ouest. Après notre pause-déjeuner, nous rejoignons Saint-Malo.


Après plusieurs tentatives pour trouver un stationnement à Saint-Malo suffisamment près de la ville intra-muros, du port ou du bord de mer, nous nous résignons et nous poursuivons notre chemin sans avoir pu visiter cette célèbre cité corsaire comme nous l’aurions souhaité. Après coup, je me suis aperçu, mais un peu tard, qu’il y avait des solutions type parking-relais avec navettes gratuites entre parking-relais et centre-ville telles qu’elles existent dans d’autres villes (par exemple à La Rochelle ou Strasbourg).
Nous effectuons ensuite un arrêt au barrage marémotrice de la Rance et nous rejoignons « l’espace découverte » que EDF a mis à disposition du Public. Chantier titanesque inaugurée en 1966, c’est la première usine au monde qui utilisa la force des marées pour produire de l’électricité de façon industrielle.
L’usine représente 17% de l’électricité produite en Bretagne et alimente l’équivalent de 220 000 foyers. Le barrage possède une écluse permettant le passage des bateaux entre le bassin de la Rance et la mer; ainsi qu’un pont levis sur la route départementale 168 qui passe sur le barrage. Ce pont levis permet le passage des voiliers.
En fin d’après-midi, nous bivouaquons sur un petit parking à Taden sur la rive gauche de La Rance.

Et ce soir là, avant que la nuit ne tombe, nous assistons au vols incessants des oiseaux sauvages évoluant au dessus de ce paysage unique. Il est 21 h et la température frôle les 26° ce 7 septembre. Revers de la médaille, les moustiques se sont invités dans nos camping-cars malgré les moustiquaires et sont venus jouer les trouble-fêtes lors de notre traditionnelle belote.
Le lendemain matin, nous nous réveillons non plus aux sons des cloches, mais cette fois-ci avec le chant des oiseaux de La Rance. Puis, on entends au loin le grondement du tonnerre. La pluie se met à tomber et l’orage éclate au dessus ne nos têtes lorsque nous nous levons.

Le matin, nous visitons Dinan et son jardin Anglais qui offre une très belle vue sur la Rance, le port et le viaduc. Nous déambulons dans les rues de la vielle ville et rejoignons la rue du Jerzual. Ancienne voie d’accès depuis le port, entièrement pavé et en pente raide, c’était la rue des bourgeois, des artisans et des marchands au 15éme et 16ème siècle. Nous descendons cette rue la plus typique de Dinan pour rejoindre le port après avoir flâné Place Saint-Sauveur au cœur de la petite cité.


Nous repartons ensuite en direction de Dinars. Sur le chemin nous effectuons notre pause-déjeuner sur table de pique-nique où nous dégustons « local » (suggestion de Marie-Laure): Pâté de Bauxis (de Pontacq). Saucisson de la Ferme de l’enclade (de Luquet). Daube de Bauxis (toujours de Pontacq). Fromage pure brebis des Pyrénées.
Nous traversons Dinars et nous rejoignons Saint-Jacut-de-la-Mer et la Pointe du Chevet où les camping-caristes ne sont pas les bienvenus. Grands Parkings aux trois quarts vides mais inaccessibles aux camping-cars avec installation de barres de hauteur à 1,90 m. Nous poursuivons notre route en direction du Cap Fréhel. Notre aire d’étape ce soir là, l’aire de camping-cars de Plévenon. 50 emplacements gratuits. Services 5,00€.
Le lendemain, après une nuit de repos bien méritée, nous partons en direction du Cap Fréhel et de son phare majestueux qui se dresse face à la Manche. C’est l’un des 5 phares les plus puissants de France. Par beau temps, la portée de sa lampe est de 120 km. Le panorama est immense.
Par temps clair, il s’étend de la Pointe du Grouin à l’est jusqu’à l’île de Bréhat à l’ouest. Sur la droite, on aperçoit également l’imposante silhouette de Fort La Latte.
Nous poursuivons notre route en direction du Cap d’Erquy. A midi, nous avons l’occasion de pique-niquer sur une table de pique-nique assez particulière et qui ressemblerait plutôt à un dolmen. Pas étonnant; nous sommes au pays des menhirs des mégalhites et du granit.


Nous rejoignons ensuite le Cap d’Erquy où nous avons la chance de pouvoir stationner sur le petit parking au plus près de ce site enchanteur. Nous découvrons un paysage toujours aussi splendide doté d’une végétation dense et très diversifiée.

Nous poursuivons ensuite notre route en direction de l’île de Bréhat. Nous atteignons le parking de l’embarcadère de l’île vers 17 h 00. Ce parking est situé à 500 m de l’embarcadère et dispose d’emplacements aménagés pour recevoir des camping-cars. Le tarif est de 8,00 € par 24 h.Nous rejoignons à pied l’embarcadère et prenons les billets pour la traversée vers l’île de Bréhat: 9,50 € aller-retour pour le lendemain. Au retour sur le parking situé à quelques pas du littoral, nous allons ramasser quelques moules et bigorneaux que le cuistot de l’équipe nous prépare avec une petite sauce vin blanc et que nous dégustons à l’apéro le soir même. Avant de nous coucher, nous réglons l’alarme de nos smartphone à 6h00.
Premier site classé de France en 1904, l’île de Bréhat est soucieuse de préserver son patrimoine. Il est interdit de ramasser des galets et de les déplacer.

Les bâtons de marche doivent être équipés d’un embout en caoutchouc pour ne pas détériorer l’environnement naturel.
Quelques 500 m plus loin, nous arrivons au phare du Paon. Si vous n’avez jamais été dans un paysage de rêve…. allez à la pointe nord de l’île de Bréhat et rejoignez le phare du Paon. Faites-le au moins une fois dans votre vie. Les mots me manquent pour décrire ce lieu absolument sublime et magnifique qui vous donne une envie frénétique de prendre des photos jusqu’à saturation de la mémoire de votre smartphone. Les rochers de granit rose déchirent l’horizon. De temps à autres, nous apercevons quelques phoques qui font surface, puis qui replongent rapidement. On ne se lasse pas de ce spectacle extraordinaire. Et après en avoir pris plein les yeux, on a peine à reprendre le chemin du retour. Les photos qui suivent donne un aperçu de ce magnifique paysage.







De retour au centre bourg, nous déjeunons au restaurant « L’équipage ». Au menu, une délicieuse galette bretonne (pour 5 d’entre-nous) et salade campagnarde (pour le 6ème d’entre-nous). Tout cela arrosé, bien sûr, d’une bonne bouteille de Côte de Provence.
L’après-midi, nous continuons notre chemin avec la visite de la Chapelle Saint-Michel perchée en haut d’un petit promontoire d’où l’on domine toute l’île et accessible par un escalier de 39 marches. Un vaste panorama s’offre à nous sur toute l’île sud.

En poursuivant notre chemin, nous découvrons le moulin à marée du Birlot qui fonctionnait jadis avec la marée en faisant tourner une roue à aubes. La marée montante remplissait un étang qui servait de réserve d’eau. A marée descendante et à mi-marée l’ouverture des vannes faisant tourner la roue sous la poussée de l’eau qui s’évacuait de l’étang vers la mer. Le moulin construit de 1633 à 1638 a cessé de fonctionner en 1920 lorsqu’un boulanger est venu s’installer sur l’île en faisant venir une farine de meilleure qualité depuis le continent.


Après cette marche vivifiante d’environ 8 km effectuée dans la journée sur l’île de Bréhat, nous rejoignons la cale 3 de l’embarcadère pour reprendre notre bateau « Le Bigorneau » qui nous ramène sur le continent vers 17h
Nous établissons notre étape à Plougrescant. Petit parking gratuit derrière l’école.
Le samedi matin, nous visitons le gouffre de Plougrescant. Un lieu insolite et magique. La mer déferle furieusement dans une profonde entaille ouverte dans un enchevêtrement de pans de falaises écroulés il y a bien longtemps.
Les jours de tempêtes, le vent et les vagues s’engouffrent entre les rochers où les éléments déchaînés hurlent alors avec une rare intensité la force de l’océan: des moments impressionnants! Mais Moments que nous n’avons pas vécus en cette belle journée de septembre. Il nous faudra y revenir un jour de tempête.


Castel Meur encore appelée « la maison du gouffre » ou « la maison entre les rochers » est une petite maison construite en 1861, au bord de la falaise, à l’époque où les permis de construire n’existaient pas. Son propriétaire l’a construite entre deux énormes rochers pour la protéger des tempêtes. Le dos de la maison est face à la mer.

Nous nous dirigeons ensuite en direction de Ploumanac’h pour notre pause-déjeuner sur un parking rue du Cribo tout près du Parc de sculptures Christian Gad et Daniel Chhé. Nous en profitons pour effectuer quelques achats à la Biscuiterie du Trégor située à une cinquantaine de mètres du parking.
A partir de là, la route est interdite aux camping-cars. Une pancarte nous signale une saturation des parkings conduisant à la côte de granit rose et au phare de Men Ruz que nous souhaitions visiter. Par dépit, nous décidons alors assez précipitamment de poursuivre notre route sans visiter ce site emblématique de la Bretagne. Après réflexion, je pense que nous aurions pu nous organiser pour visiter ce site « incontournable » car le trajet à pied n’était que de 1,7 km à l’aller (soit 3,5 km aller-retour) à partir du parking camping-cars « Le Ranolien ».

A l’île de Bréhat, nous avions fait un trajet de 8 km aller-retour. Pour la visite de la Pointe du Raz que nous allions faire quelques jours plus tard, la longueur du trajet aller est de 1,6 km entre le parking et la Pointe. Nous poursuivons donc notre route en suivant la côte et nous faisons une halte à la Pointe de Bihit sur la commune de Trébeurden.
Puis nous nous arrêtons à plourin-lès-morlaix pour notre étape; petit parking plat arboré près du complexe sportif. Le dimanche 12 septembre, nous poursuivons notre route en longeant la côte. Petit arrêt à Plounéour-Brignogan-plages pour photographier le Menhir de Men Marz, ainsi qu’un arrêt au point de vue de l’île Vierge.


En fin d’après-midi, nous atteignons notre étape pour la nuit; parking gratuit situé à 500m de la Plage des Blancs sablons au Conquet. Objectif pour le lendemain: La visite de l’Île d’Ouessant.
Pour rejoindre l’embarcadère, nous stationnons au « parking des Îles » au Conquet (tarif 9,00€/24h) et nous empruntons la navette gratuite pour nous rendre à l’embarcadère. Nous prenons un billet aller-retour: 35,00€/personne; départ du bateau à 9h45. La durée de la traversée est de 1h15 après une brève escale de 10 mn à l’Île de Molène. Après avoir mis pied à terre, nous choisissons une excursion proposée par les cars « Ouessant découverte »: Visite commentée de l’île en bus 30 places. Le tarif de l’excursion est de 19€ par personne.







Quatre arrêts de 20 à 25 mn nous permettent de contempler ce paysage grandiose et de prendre quelques photos. A la fin de l’excursion, notre chauffeur, fier de vivre sur son île plutôt que sur le continent nous l’exprime par ce jeu de mots:
» Il vaut mieux être insulaire qu’incontinent »
Nous sommes de retour à l’embarcadère de l’île vers 16h00 et nous reprenons le bateau à 17h00 pour débarquer sur le continent à 18h25. La navette nous ramène à notre parking. C’est la fin de notre escapade à l’île d’Ouessant.
Notre aire d’étape ce soir là se situe à Plouvengolin. Aire de camping-car « Airpark » 50 emplacements avec électricité et vue sur l’entrée de la rade de Brest. Le tarif est normalement de 9 € / 24h, mais ce jour là, le stationnement est gratuit car le système de contrôle d’accès est en panne, la barrière est levée et l’afficheur électronique affiche: « Stationnement gratuit ».
Le lendemain, après avoir effectué quelques courses à l’intermarché du coin, nous continuons de sillonner la côte et nous visitons la Pointe Saint-Mathieu.
Le site de la Pointe Saint-Mathieu fait apparaître une architecture bien particulière en regroupant en un même lieu, une abbaye en ruine, le phare Saint-Mathieu lui-même, un monument à la gloire des marins morts pour La France et un sémaphore.




Les ruines de l’abbaye Saint-Mathieu font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques. Les ruines que l’on peut voir de nos jours ne sont pas celles de l’abbaye du VI ème siècle mais celles du monastère bénédictin reconstruit aux XI ème et XII ème siècles et remanié aux XIV ème et XV ème siècles.
Une vingtaine de kilomètres plus loin, c »est le phare du Petit Minou qui nous offre un panorama encore exceptionnel. Il est accessible par un pont en pierre. Le phare du Petit Minou indique aux bateaux désirant se rendre à Brest, la route à suivre pour entrer dans la rade. Il forme un alignement avec le phare du Portzic.


Après notre pause-déjeuner sur le parking du phare, nous reprenons la route, et après avoir contourné Brest, nous rejoignons la presqu’île de Crozon. Celle-ci en forme de croix comportent plusieurs sites remarquables dont les plus importants sont, la pointe des Espagnoles, la pointe de Pen hir et le Cap de la Chèvre.
Dans un premier temps, nous rejoignons la Pointes des Espagnols. Pourquoi cette Pointe a-t-elle été nommée « La pointes des Espagnols »? L’histoire remonte au printemps 1594 où 400 Espagnols alliés à « la Ligue » débarquent à Camaret-sur-mer à bord de 12 vaisseaux et envahissent la presqu’île de Roscanvel. Aidés par une partie de la population locale, ils construisent un fort triangulaire au sommet de la pointe.

Le 15 octobre 1594, une armée de 3000 français et 2000 anglais viennent bloquer le fort et assiéger les Espagnols qui capitulèrent un mois plus tard à l’issue de durs combats. Tous les Espagnols (sauf 13) furent tués. Le commandant de Brest fait aussitôt raser le fort. Depuis cet événement, la pointe prend le nom de « Pointe des Espagnols ».
De la Pointe des Espagnols,nous avons une très belle vue sur la rade de Brest et son port militaire. Nous distinguons très nettement les abris de sous-marin édifiés par la marine allemande pendant la seconde guerre mondiale. A l’ouest, nous distinguons à l’horizon, le phare du Petit Minou où nous étions le matin même.

Nous établissons notre étape sur le vaste parking de la Pointe des Espagnols (stationnement autorisé la nuit mais déballage interdit). A 20h30 nous assistons à un magnifique coucher de soleil sur l’entrée de la rade, où nous pouvons encore nettement distinguer, au loin, la silhouette du phare du Petit Minou.
Le lendemain matin, à notre réveil, la légère brume enveloppant la rade de Brest nous annonce un assez beau temps. La rade se dévoile peu à peu. Un bruit de moteur résonne au milieu du goulet de Brest. Un chalutier se dirige vers le large et fait retentir sa trompe de brume pour signaler son départ vers sa zone de pêche. Un petit voilier suit son sillage suivi de la navette de l’île d’Ouessant; celle-la même que nous avons empruntée deux jours auparavant et qui rejoignait sa première escale: Le Conquet. Nous rejoignons ensuite Camaret-sur-Mer.
A Camaret-sur-mer, petit port typique de Bretagne, face à la mer d’Iroise, la première chose que nous découvrons est le cimetière à bateaux. Les 8 bateaux échoués ici se désagrègent sous l’action des vagues et des tempêtes d’hiver. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent dangereux pour les bateaux du port de plaisance que les restes des vieilles coques sont évacués.
Une centaine de mètres plus loin se dresse la Chapelle Notre Dame de Rocamadour. Elle accueillait autrefois les marins-pêcheurs qui revenaient au port après plusieurs jours passés en mer.



Une centaine de mètres encore plus loin se dresse la tour Vauban. Construite au 17e siècle et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la tour Vauban avait pour mission de surveiller l’entrée du goulet de Brest et d’empêcher tout débarquement dans l’anse de Camaret.
En repartant de Camaret-sur-Mer, nous nous dirigeons vers la Pointe de Toulinguet. Cette Pointe n’est pas accessible au Public car elle fait partie d’un ensemble défensif. Elle est protégée par une muraille rectiligne d’environ 270m de long, située en travers de la pointe du nord au sud, et datant de la fin du XIXéme siècle.
Fortifiée par Vauban au XVIIème siècle pour protéger l’anse de Penhat, la Pointe est fortement armée sous le 1er Empire pour empêcher les mouillages entre Camaret et Berthaume, puis dotée d’une tour en 1812. En 1893, le site est protégé des attaques à revers par une enceinte fortifiée.
Le sémaphore de la Marine Nationale édifié à la Pointe, à 500 m de cette enceinte fortifiée veille sur les espaces maritimes, terrestres et aériens de la région.

Nous pousuivons notre route jusqu’aux Alignements de Lagatjar. Contemporain de Carnac, le site de Lagatjar possédait environ 600 mégalithes en 1776. Mais un siècle plus tard, il n’en restait plus qu’une centaine. Le parking situé à proximité permet également de visiter un site insolite: les ruines du manoir de St-Pol-Roux.
A une centaines de mètres des Alignements de Lagatjar se dressent les ruines du manoir de St-Pol-Roux. St-Pol-Roux est un poète français né à Marseille et mort à Brest en 1940. En 1903, il achète une maison de pêcheur surplombant l’océan, au-dessus de la plage de Pen-Had, sur la route de la Pointe de Pen Hir et la transforme en manoir à huit tourelles. En 1944, le manoir, occupé par les Allemands, fut bombardé à plusieurs reprises par l’aviation alliée. Il brûla le 11 septembre 1944, sept jours avant la libération de Camaret.



Nous quittons ce lieu chargé d’histoire pour nous diriger vers la Pointe de Pen-Hir. La pointe correspond à l’une des extrémités occidentales de la presqu’île de Crozon. Le relief culmine à 63 m au-dessus du niveau de la mer d’où l’on peut admirer un fabuleux panorama. La pointe se prolonge par une série d’îlots rocheux appelés le Tas de Pois.
La croix de Lorraine de la Pointe de Pen-Hir a été édifiée à la mémoire de ces Bretons qui ont traversé la Manche sur des embarcations de pêche bien souvent au risque d’être pris sous le feu de l’artillerie côtière, de la marine ou de l’aviation allemande pour rejoignent le Général de Gaulle en Grande-Bretagne après son appel du 18 juin.




Dans l’après-midi, nous faisons un premier arrêt à la Pointe de Dinan. Comme à l’accoutumée, les paysages sont toujours aussi somptueux. Par temps clair, on a un panorama extraordinaire sur la pointe de Pen-Hir et ses Tas de Pois et toute la côte ouest de la presqu’île jusqu’au sémaphore du Cap de la Chèvre.
Dans la deuxième partie de l’après-midi, nous atteignons le Cap de la Chèvre. Ce site classé pour son paysage exceptionnel, faite partie du Parc naturel régional d’Armorique. C’est la Pointe sud de la presqu’île de Crozon. A quelques mètres du sémaphore, est érigé le monument en hommage aux disparus de l’Aéronavale.
Nous reprenons notre route en direction de la Pointe du Raz et nous établissons notre bivouac à Poullan-sur-Mer. Petit parking près de la salle des fêtes.
Jeudi 16 septembre, dès notre réveil vers 8h00 (après les huit coups de l’horloge de l’église située à 200 m), le soleil, un peu au dessus de l’horizon, inonde déjà notre habitacle et nous annonce une belle journée.
Lorsque tout le monde est près, nous démarrons et nous nous dirigeons vers la Pointe du Van (considérée comme la petite sœur de la Pointe du Raz).

La pointe du Van nous offre un panorama exceptionnel sur la Pointe du Raz, le Cap de la Chèvre, la baie des Trépassés et la Pointe de Pen-Hir. Exposé aux éléments, c’est un territoire de lande et d’ajoncs, de bruyères et de fougères, connu pour son panorama sublime et sa chapelle emblématique, St They, classée Monument Historique.


Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons la Pointe du Raz. Nous stationnons sur le vaste parking de la Pointe du Raz dont un espace a été aménagé pour recevoir les camping-cars. Celui-ci est situé à 1,6 km de la Pointe. Un sentier piétonnier bitumé a été aménagé jusqu’au sémaphore.
La Pointe du Raz est le site emblématique et incontournable à visiter en Bretagne. On le surnomme le « bout du monde » à juste titre car c’est l’une des terres les plus à l’ouest de la France continentale. Cette pointe et ses falaises découpées (hautes de 70 mètres) témoignent de la force des éléments.



Et que dire du panorama : en face le Raz de Sein (Phare de la Vieille et Phare de Tévennec, l’île de Sein, île située à 8 kilomètres) et au loin, tout au loin, à peine visible, le fameux phare Ar Men, construit sur un récif et immergé à marée haute, le plus éloigné des côtes françaises, dont la construction dura 34 ans.
Au retour, nous prenons le temps de déguster une bonne crêpe sucrée à la terrasse de l’une des brasseries situées à proximité du parking de la Pointe du Raz.
Nous reprenons ensuite notre route pour établir notre étape de nuit à Plozévet sur une vaste prairie (assez en pente mais gratuite) mise à disposition par la Mairie pour les camping-caristes. Il suffit de traverser la route pour être sur le bord de mer. Et delà, une fois de plus, nous assistons à un superbe coucher de soleil.

A notre réveil, face à l’océan, le ciel est légèrement nuageux. Sur les rochers, en face de nous, agglutinées les unes aux autres, les mouettes prennent leur petit déjeuner. Nous reprenons la route en longeant la côte aussi souvent que nous le pouvons.
Nous effectuons notre pose-déjeuner sur une table de pique-nique à Névez et l’après-midi, nous rejoignons la presqu’île de Gavres face à l’entrée de la rade de Lorient à l’extrémité de laquelle se dresse l’imposante silhouette du Fort de Porh-puns.


Construit en 1695, ce fort constitue une défense avancée de l’entrée de la rade de Lorient et du port de Port-Louis dans laquelle s’implante La Compagnie des Indes en 1666. A cette époque, cette Compagnie est chargée de gérer le commerce entre une métropole européenne et ses colonies.
Notre aire d’étape ce jour là: Aire camping-car de Ederven. Tarif: 11,80 € (électricité comprise). Eau disponible à chaque emplacement. Aire très calme et très spacieuse située à 800m de l’océan.
Le samedi 18 septembre, nous empruntons la direction de la presqu’île de Quiberon et nous effectuons le tour de la presqu’île par la côte ouest jusqu’à la Pointe du Conguel. Mais aucune possibilité de stationnement nous est offerte et nous quittons la presqu’île sans avoir pu nous y arrêter.
Nous continuons notre route et nous longeons le sites des Alignements de Carnac. Nous traversons La Trinité-sur-mer et Auray avant de faire notre pause pique-nique à Bono près de la rivière d’Auray qui se jette dans le golfe du Morbihan. Après le déjeuner, nous repartons et nous effectuons le tour du Golfe pour rejoindre la presqu’île de Rhuys jusqu’à Port Navalo.
Nous faisons une ballade sur le chemin de la Corniche jusqu’à la jetée. Vue spendide à notre gauche sur l’océan, à droite sur le golfe du Morbihan et en face sur la Pointe de Kerpenhir.
Aire d’étape: Airepark de Questembert. 7,60€ tous services compris avec électricité.


Ainsi se termine notre périple en Bretagne. Le dimanche, nous entamons la route du retour en passant par Nantes, Cholet, Bressuire, Parthenay et nous rejoignons la Nationale 10 pour faire une halte à Angoulême où nous rendons visite à René et Colette en fin d’après-midi. Nous établissons notre campement à La Couronne sur une aire privée gratuite de 6 emplacements: « Les Pommiers de la Tourette ». Seuls les services sont payants via un monnayeur ( 2 € pour l’eau – Plein et rinçage cassette et 0,50 € / demi-heure pour l’électricité). Le lendemain, nous repartons et passons par Libourne pour éviter Bordeaux et pique-niquons à Gornac au milieu des vignes de Saint-Emilion sur une aire bien connue sur laquelle nous avions dormi en juin 2019 et nous rejoignons Langon, puis Aire-sur-l’Adour. Quand nous arrivons à notre point de départ après 16 jours de crapahute, il est 16h45.