L’Alsace et la Lorraine du 5 au 18 septembre 2025 – 2750 km – 13 jours
Nos deux compagnons « Pilote » et « Chausson » reprennent la route ce vendredi 5 septembre pour un périple en Alsace et en Lorraine. Le temps est au beau fixe. Nous empruntons les axes secondaires pour éviter la monotonie des autoroutes et les péages, et pour profiter au maximum du paysage. Il nous a donc fallu pratiquement trois jours pour atteindre le Haut-Rhin. Nous sommes passés par Auch, Golfech où la centrale nucléaire nous a offert le spectacle de son panache blanc de vapeur d’eau jaillissant de l’une de ses deux cheminées monumentales. Cahors, Brive-la-Gaillarde. Aire d’étape à Egletons en Corrèze. Le lendemain, nous continuons la route en traversant le parc naturel des volcans d’Auvergne riche de magnifiques forêts de hêtres et nous franchissons le col de la Nugére avant d’atteindre Volvic, Riom, puis Vichy. Ce tracé nous a ainsi évité de traverser la ville de Clermont-Ferrand que nous avons laissé sur notre droite. Aire d’étape à Toutenant (peu après Chalon-sur-Saône) sur une aire « France Passion » : « La ferme du Mézaneau » où nous avons acheté quelques produits de la ferme le lendemain matin par l’intermédiaire d’un distributeur automatique. Les Hôtes se sont montrés très accueillants en venant prendre l’apéritif avec nous dès notre arrivée sur place.
Nous atteignons Eguisheim dans le Haut-Rhin le dimanche après-midi vers 16h00 et nous nous orientons vers l’unique parking disponible nous permettant de visiter ce village classé « Plus beau village de France » et « Village préféré des Français ». Le prix du parking est de 11,00 € pour 4h00 ou 23,35 € pour 24h00. Nous choisissons de rester sur place pour la nuit en réglant 23,35 €. Village médiéval typiquement alsacien, Eguisheim dont les ruelles s’enroulent en cercles concentriques autour de son château est l’un des villages les plus visités d’Alsace. Eguisheim est le village de naissance du Pape Alsacienne LEON IX – Pape de 1048 à 1054.







Le lendemain, nous visitons Colmar. Le temps est pluvieux. Nous stationnons au parking Onlypark près du port de plaisance et nous prenons le bus pour atteindre le cœur de la ville. Nous choisissons d’emprunter le petit train touristique qui serpente dans la cité. Un audioguide fait la description des lieux que nous traversons. De retour à la station de départ du train touristique, nous partons arpenter les rues du vieux Colmar et admirer au plus près l’architecture caractéristique des immeubles à devanture à colombages. Collégiale Saint Martin de Colmar. Maison Pfister. Grand Rue. Vieille ville de Colmar. La Petite Venise. A midi, nous déjeunons au restaurant Pub James’on.

Au menu : choucroute arrosée d’un demi d’une bonne bière d’Alsace et kougelhopf glacé pour le dessert. Prix du repas: 32,20€ par personne. La météo s’était fortement améliorée au cours de la journée. Il ne pleuvait plus et après la visite de Colmar, nous décidons de rejoindre le parking à pied.




En fin d’après-midi, nous nous dirigeons vers Munster (village ayant donné son nom au fameux fromage de Munster) jusqu’à la Ferme : « GAEC du Versant du Soleil » où nous achetons un « Munster fermier au lait cru ».
Notre aire d’étape se situe ce jour-là à Sigolheim Domaine FRITZ propriétaire Viticulteur. Cet exploitant a aménagé un espace gravillonné pouvant accueillir une dizaine de camping-cars avec branchement électrique pour chacun. Après notre installation sur site, nous sommes invités à une dégustation d’une dizaine des meilleurs crus du Domaine. Et le lendemain matin, une forte averse nous réveille vers 5h00. Mais lorsque nous nous levons, vers 8h00, le ciel est dégagé. Nous repartons après avoir acheté RIESLING et GEWURZTRAMINER à l’accueil du Domaine.


Nous poursuivons notre route vers le nord en suivant la « route des vins d’Alsace ». Nous traversons les villages de Riquewihr, Ribeauvillé, Bergheim, Roschwhir avant d’atteindre le Château du Haut-Kœnigsbourg que nous avions décidé de visiter. A midi, nous déjeunons sur le parking du château. Le château du Haut-Kœnigsbourg est un château médiéval datant du XIIè siècle. Il est aujourd’hui la propriété du département du Bas-Rhin. C’est le château le plus important et le plus visité d’Alsace. Entrée 12,00€ avec possibilité de louer un audioguide 5,00€. Celui-ci fait la description des différentes parties du château durant la visite. En 1633, pendant la guerre de 30 ans, le château subit sièges, pillages et incendies. Suivent 2 siècles d’abandon, puis ses ruines sont classées monument historique en 1862. En 1865, la ville de Sélestat acquière le château. En 1899, Sélestat offre les ruines du château à l’empereur Guillaume II suite à l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1871. Guillaume II entreprend la restauration du château en 1900. Elle dure 8 ans (de 1900 à 1908). En 1919, La France reprend l’Alsace et la Lorraine. Le Château devient propriété de l’Etat Français et gagne le statut de Palais National. En 2007, le château est transféré au Département du Bas-Rhin.




Après la visite du château du Haut-Kœnigsbourg, nous nous dirigeons vers Obernai. Le centre de cette petite ville est typiquement alsacien. C’est la ville du Bas-Rhin la plus visitée après Strasbourg. En effet, Obernai mérite le détour avec sa Place du Marché, ses façades décorées et la fontaine Sainte-Odile.




A la fin de cette journée, nous établissons notre campement à Ottrott au Domaine Fritz-Schmitt (spécialité le rouge d’Ottrott) – étape « France Passion ». Nous faisons face au Mont Sainte Odile . A la jumelle, nous pouvons apercevoir le clocher du monastère. A notre réveil, nous assistons au départ des vendangeurs vers la zone de vendanges. A la boutique à Ottrott, nous achetons un GEWURZTRAMINER que nous dégusterons à l’apéro le soir même.
Haut-lieu spirituel de l’Alsace situé à 753m d’altitude, le Mont Sainte Odile est cher au cœur de tous les Alsaciens. Odile, née aveugle, est rejetée par son père le Duc Etichon-Aldaric et est exilée en Bourgogne. Elle est baptisée à l’âge de 12 ans et recouvre la vue. Sainte Odile est née vers 662 à Obernai et décédée vers 720 au monastère d’Hohenbourg. Son corps est déposé dans un sarcophage encore visible aujourd’hui dans la Chapelle du Tombeau du Mont Sainte Odile. Aldaric songe en vain à marier Odile à quelque puissant seigneur de ses amis. Odile refuse. Elle fonde un monastère au château de Hohenbourg (Actuel Mont Sainte Odile) pour y accueillir pauvres et infirmes. Elle sera canonisée au XIe siècle par le pape Léon IX, et proclamée patronne de l’Alsace par le pape Pie XII en 1946.



Après la visite du Sanctuaire et après le déjeuner, nous nous dirigeons vers l’ancien camp de concentration de Natzweiller-Struthof. Le camp a été construit après la découverte d’un important filon de granit rose par un officier allemand en 1940. Les premiers déportés travaillent au terrassement et à l’aménagement du camp et des voies d’accès. En 1942, les déportés travaillent, subissent les pires traitements (Le professeur Hirt fait procéder au gazage de 86 juifs aux fins d’expérimentation). En août 1944, le camp compte deux fois plus de détenus que sa capacité d’accueil.
Après la visite de ce site historique, nous établissons notre aire d’étape à Lutzelhouse. Aire municipale gratuite. Services gratuits.
Le lendemain matin, nous rejoignons le parking-relai Elsau dans la banlieue de Strasbourg. Le ticket de parking (9,80€) comprend un accès gratuit aller/retour en tramway vers Strasbourg pour une famille de 7 personnes au maximum. Le parking est situé à 150m d’une station de tramways (ligne B). Nous prenons le tram et descendons à la station « Homme de fer ». La station Homme de Fer, située sur la place du même nom, est l’une des principales. Les lignes A, B, C, D et F convergent ici, en faisant un point clé du réseau de tramways à Strasbourg.
Mais pourquoi « Homme de fer » ?

Au 18è siècle, un commerçant et armurier du nom de François Gilbert décide, pour orner son commerce, de fabriquer une statue représentant un sergent de la patrouille municipale du 16ᵉ siècle. Il s’y attèle donc en utilisant des bouts de fer venus d’ici et là, et fixe son œuvre à la façade. Dans le courant du 18ᵉ siècle, la place fut ainsi rebaptisée « Homme de fer », en référence à ce commerce et cette enseigne particulière.
Aujourd’hui, à l’endroit de ce commerce se trouve maintenant une pharmacie. La statue toujours présente a depuis été restaurée.
Nous partons en direction du centre historique de Strasbourg en passant par la place Kléberg. Devant les Galeries Lafayette, le contingent féminin de notre expédition n’a pas pu résister à l’attrait de ce grand magasin emblématique que nous avons donc dû visiter. Arrivés à la Grand’rue, nous avons emprunté, à droite, la rue Gutenberg pour rejoindre la place du même nom. Gutenberg inventeur de l’imprimerie n’est pas né à Strasbourg, mais c’est à Strasbourg qu’il a développé cette technique au 15è siècle. Ensuite, nous rejoignons la place de la Cathédrale.
Notre Dame de Strasbourg fut jusqu’au XIXe siècle l’édifice le plus élevé de toute la chrétienté. La flèche culmine à 142m. A l’extérieur, la façade est le plus grand livre d’images du Moyen-Age. Les centaines de sculptures qui semblent se détacher du mur accentuent les effets d’ombre et de lumière.
Les horaires d’ouverture de la cathédrale en semaine sont de 8h30 à 11h15 et de 12h45 à 17h45. La cathédrale est fermée de 11h15 à 12h45 pendant la présentation de l’horloge astronomique.
L’horloge astronomique jouit d’une réputation universelle et elle est un des centres d’attraction de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg (contribution 4,00€). Tous les ans, plus de 3 millions de visiteurs viennent la contempler ! L’Horloge, chef d’œuvre de la Renaissance, est le produit d’une collaboration entre artistes, mathématiciens et techniciens. horlogers, sculpteurs, peintres et créateurs d’automates travaillèrent de concert. Le mécanisme actuel date de 1 842. L’Horloge attire surtout par le jeu de ses automates. Le jeu complet des automates est tous les jours, à 12h30 précises. La présentation de l’horloge astronomique a lieu tous les jours (exceptés les dimanches et les jours de fête lorsqu’une messe est célébrée à 11h00).












Arrivés aux aborts de la cathédrale aux environs de 11h30, nous décidons d’aller déjeuner avant de pouvoir visiter tranquillement l’intérieure à la réouverture après 12h45.
Nous déjeunons au restaurant « Le pilier des Anges » avec une flammkueche (tarte flambée) et une pression blonde (50cl) : Prix de repas: 20,40€.
L’intérieur de la cathédrale est grandiose et les vitraux sont magnifiques. Depuis l’extérieur, nous avons la possibilité d’accéder à la plate-forme de la cathédrale. Tarif :8,00€. Francis et Pierre, les plus alertes de l’équipe décident la montée des 325 marches pour accéder à la plate-forme par un escalier en colimaçon. La plate-forme est située à une hauteur de 66m et elle nous dévoile un panorama à 360° sur la ville de Strasbourg. Nous redescendons par un deuxième escalier identique situé à l’opposé du premier. Nous continuons ensuite la visite de Strasbourg en rejoignant « la Petite France ».
Très animé, le quartier touristique de la Petite France est connu pour ses rues pavées, ses canaux et ses maisons à colombages bien préservées comme la Maison des Tanneurs, construite en 1572. La terrasse située sur le toit du barrage Vauban, un pont-écluse couvert édifié au XVIIe siècle, offre une vue panoramique. Des restaurants alsaciens parsèment le quartier, tandis que les boutiques autour de la Grand’Rue vendent des vêtements et des souvenirs tels que de la vaisselle, du vin et des thés spéciaux.
Nous regagnons le parking P+R en reprenant le tram et rejoignons la place de l’Homme de fer, puis en reprenant la ligne B. Mais une petite erreur d’orientation nous fit prendre la ligne dans le mauvais sens. Il a donc fallu prendre à nouveau le tram en sens inverse pour rejoindre la bonne station « Elsau ».
Notre aire d’étape pour cette fin de journée va se situer à Shrirrhein (étape France passion) non pas dans un domaine viticole ou une ferme, mais chez un particulier passionné de mécanique (ancien dépanneur) qui possède un petit jardin et le mets à disposition des camping-caristes. Il faut dire qu’il est lui-même camping-cariste. Juste avant de repartir, le matin, il a été fier de nous montrer la restauration d’une MATHIS de 1928 (réfection des longerons de portière).
Mathis était un constructeur automobile fondé par Émile Mathis à Strasbourg dans l’Empire allemand jusqu’en 1918 et devenu français ensuite. Il a produit des automobiles de 1905 à 1940 mais également des véhicules utilitaires de 1919 à 1934, quelques tracteurs agricoles et un moteur d’avion.
L’atelier de robert est un véritable capharnaüm. Des machines de toutes sortes (autant pour la mécanique que pour le bois) occupent l’espace de son atelier jusque dans les moindres recoins.

Par très beau temps, nous reprenons la route ce vendredi 12 septembre en empruntant une route forestière et nous nous dirigeons vers Hunspach. Pour nous, c’est le dernier village alsacien à visiter dans le nord de l’Alsace. Ce village est également classé « Plus beaux villages de France » et « villages préférés des Français (2020) ».
Lorsque vous vous promenez dans les rues du village d’Hunspach, votre curiosité à vouloir admirer les intérieurs des habitations ne sera pas récompensée ! En effet, les fenêtres des étages inférieurs des maisons sont parées de verre bombé qui permettent aux habitants de voir à l’extérieur sans être vus et rendent au visiteur depuis l’extérieur un reflet déformé de lui-même !
Nous déjeunons auprès d’un verger planté de pommiers, poiriers et pruniers où un habitant du village nous indique que nous pouvons librement cueillir ou ramasser des fruits.
Ci- dessous, 12 photos du village d’Hunspach












En début d’après-midi, nous prenons la direction de l’ouvrage du Simserhof. Nous traversons la forêt du Parc régional des Vosges du nord. Arrivés sur le site peu après 16h00, il est trop tard pour effectuer la visite. Nous décidons de la faire le lendemain matin et nous repartons en direction de Bitche pour établir notre campement sur le parking de la Citadelle. Il est 17h15 et l’accès à la Citadelle est fermé. Nous en profitons malgré tout pour en faire le tour par un chemin de ronde.



Le lendemain matin, nous nous présentons dès l’ouverture du site historique à 10h00. Le Simserhof est l’un des principaux ouvrages de la ligne MAGINOT. Pour comprendre sa raison d’être, il faut se plonger dans l’histoire européenne des 19è et 20è siècle.
La ligne Maginot, du nom du ministre de la Guerre André Maginot, est une ligne de fortifications construite par la France le long de sa frontière avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie de 1928 à 1940. La mission de ces fortifications était à l’origine de protéger le territoire français d’une attaque brusquée, laissant le temps à l’armée de terminer sa mobilisation. Bien qu’utilisées pendant les combats de mai-juin 1940, ces fortifications n’empêchent pas la défaite française, à tel point que l’expression « ligne Maginot » est devenue synonyme d’une défense que l’on croit infranchissable, mais qui se révèle inefficace. Partiellement réutilisés par l’occupant allemand, notamment lors des combats de 1944-1945, plusieurs ouvrages sont remis en état après la guerre dans le contexte du début de la guerre froide. L’essentiel est depuis abandonné, mis à part quelques éléments conservés par des associations.
Ci-dessous, quelques photos de l’intérieur de l’ouvrage du Simserhof









On retrouve ainsi, près de 20 mètres sous terre une infrastructure complexe avec les dortoirs pour la troupe, une cuisine, une infirmerie avec parfois un bloc opératoire, une salle des filtres (des filtres à air en cas d’attaque au gaz), une centrale de production d’électricité (tout dans un ouvrage fonctionne à l’électricité) pouvant compter jusqu’à quatre groupes électrogènes, des réserves de vivres, des réservoirs et citernes d’eau, de carburant, une soute à munitions, et parfois un magasin principal de munitions (dit magasin M 1). Tous ces organes se trouvent proches des entrées de l’ouvrage et sont reliés par galerie aux blocs de combat.
A midi, nous retournons sur le parking où nous étions le matin même en vue de la visite de la Citadelle de Bitche. Après la visite de la Citadelle, en milieu d’après-midi, nous reprenons la route vers l’ouest en vue d’atteindre la région de Verdun et de visiter les différents sites historiques de la Première guerre mondiale.
Notre aire d’étape ce soir-là se situe Hoste au pied de l’étang de Hoste Haut. Aire goudronnée gratuite où nous avons quand même pu stationner (hors cases) pour la nuit.
Dimanche 14 Septembre, nous arrivons dans la région de Verdun et nous visitons le premier site commémoratif important de la Grande Guerre : L’Ossuaire de Douaumont.
La bataille de Verdun, 21 Février 1916 – Décembre 1916, 300 jours et 300 nuits de combats acharnés, effroyables. 26.000.000 d’obus tirés par les artilleries soit 6 obus au m2, des milliers de corps déchiquetés, environ 300.000 soldats français et allemands portés disparus.
Fin 1918 : C’est aux premières heures de l’Armistice que l’évêque de Verdun, Monseigneur Ginisty, se rend sur les Champs de Bataille. Il y découvre l’horreur : des milliers de corps pour lesquels une identification ne sera malheureusement plus possible. Et c’est suite à cette découverte que naît l’idée d’un sanctuaire pour ces soldats inconnus.




1927 : L’Ossuaire, toujours en construction, accueille sa première grande cérémonie devant près de 30.000 personnes. Les premiers corps inconnus sont rapatriés de la chapelle provisoire vers le monument définitif.
1984 : Célèbre et historique main dans la main entre Le Président François MITTERAND et le Chancelier Helmut KOHL. Le premier grand pas vers la réconciliation et la fraternisation entre nos deux pays.
En fin d’après-midi nous visitons «La Tranchée de Chattancourt». Reconstitution assez réaliste d’une tranchée de la grande guerre. Entrée 4,00€. La reconstitution a été réalisée par l’association « La tranchée de Chattancourt ». Elle a nécessité deux ans de travaux de la part de ses adhérents.



Aire d’étape: Camping-car pack à Charny-sur-Meuse. 15,00 €.
Le lendemain, nous visitons le Mémorial de Verdun.
Fidèle à l’intuition des fondateurs du Mémorial, la représentation du champ de bataille en 1916 reste au cœur de la visite du Mémorial. Enchâssé dans une cage de verre, un écran brisé se déploie sur 100 m2. Un spectacle audiovisuel inédit évoque la violence de la bataille, avec les convulsions d’une terre assaillie par le feu des obus. Il mêle images d’archives et expressions artistiques des combattants. Témoins modestes et fragiles, les objets du quotidien des combattants se découvrent tout autour dans des vitrines de bois brut.
Le premier étage propose la découverte de l’environnement de la bataille. Qui conduit la bataille ? Comment se passe la vie dans les arrière-fronts français et allemand ? Quel est le rôle de l’aviation dans cette première bataille aérienne de l’histoire ? On y suit également les traces d’un permissionnaire. La dernière partie de la visite expose l’action héroïque des services de santé. La visite s’achève dans le hall d’entrée originel qui est dédié à l’histoire du Mémorial.
Au terme de ce premier niveau, le visiteur entre dans un espace clos, enfoui sous les écrans du champ de bataille. L’intimité du combattant, terré dans un trou d’obus, en première ligne de la bataille, s’y laisse approcher.
Le dernier étage, baigné de lumière, s’ouvre sur l’environnement du Mémorial. Les visiteurs peuvent accéder aux terrasses et découvrir le panorama. Des bornes multimédia racontent l’histoire du champ de bataille. Elles présentent des images aériennes contemporaines qui révèlent les traces de la guerre, aujourd’hui cachées par la forêt. Des casques de réalité virtuelle permettent de découvrir le champ de bataille sous un angle inédit, avant, pendant, et après les combats.

L’après-midi, nous visitons le Fort de Douaumont.
Construit entre 1884 et 1886 et modernisé entre 1901 et 1913, le fort fut un des lieux emblématiques de la bataille de Verdun en 1916 : pris par les troupes allemandes en février, il est repris par les Français en octobre de la même année. Il est depuis 1970 classé monument historique. Depuis le 20 septembre 2023, le fort de Douaumont fait partie des sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.
Après la guerre franco-allemande de 1870 qui a vu la perte par la France de l’Alsace-Lorraine, un plan de défense de la nouvelle frontière est établi par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Le fort est situé sur le sommet, à 395 mètres d’altitude, au sud-est du village de Douaumont (aujourd’hui rasé). Au centre du fort se trouve le casernement composé de casemates voûtées ouvrant vers le sud à l’air libre, donnant côté nord dans une galerie enterrée. Les pièces étaient aménagées en cuisines, chambrées, boulangerie, infirmerie, forge et stocks de munitions, assez pour accueillir une garnison de 891 hommes. S’y rajoutent des magasins à poudre noire et des citernes d’eau en sous-sol. Autour de ce massif central sont disposées en arc de cercle les plateformes de tir de l’artillerie, séparées entre elles par sept traverses abris (pour protéger le personnel et les munitions en cas de bombardement). L’armement d’origine était de six canons de 155 mm, six autres de 120 mm et quatre de 95 mm, auxquels se rajoutent les six canons révolver de défense des fossés.






Après la visite du fort, nous établissons notre campement à Sampigny, au sud de Verdun, sur une petite aire gratuite de 3 emplacements, dont un seul était libre à notre arrivée. Mais nous avons pu tout de même stationner le 2ème Camping-car et rester sur place.
Le mardi 16 septembre, nous entamons la route du retour en passant par Troyes, Vierzon, Limoges. Nous faisons halte à Monteton, petit village médiéval. Le lendemain, nous terminons notre périple en passant par Marmande, Casteljaloux et Riscle. Arrivée à Juillan à 14h45.
