Alpes de Haute-Provence, Les Gorges du Verdon, Le Vercors du 5 au 13 août 2019 – 9 jours – 2390 km
Cette fois-ci, seul Pilote était du voyage. Son ami Chausson n’avait pas pu l’accompagner. Mais une fois n’est pas coutume. Pilote est donc parti vers 13h30, pour effectuer sa première étape à Vabre-l’Abbaye; vaste parking (mixte) très calme. Le mardi, nous pique-niquons à Lamotte-du-Rhone (juste avant Pont-St-Esprit) sur le parking du centre culturel. Nous arrivons à Nyons à 15h30 et nous rejoignons notre étape Le domaine de Rocheville déjà bien connu. Nous effectuons une visite en fin d’après-midi à la maison de retraite Noun Oustaou et le soir, nous déjeunons chez Claude et Monique. Le lendemain, nous passons à Sisteron puis nous continuons en direction du barrage de Serre-Ponçon. Construit d’avril 1957 à novembre 1959, le barrage est un massif zoné en terre haut de 123 m, long de 125 m en pied et de 600 m en crête, et large de 650 m à la base dans le sens du lit, d’un volume total de quatorze millions de mètres cubes

L’établissement du plan d’eau nécessite le déplacement de plus de mille personnes et la destruction de plus de 400 immeubles. Deux villages disparaissent sous les eaux, Savines et Ubaye, ce dernier n’étant pas reconstruit. Le réseau de communication est également fortement affecté et cela entraîne la construction de nouvelles routes et voies ferrées. Achevé en 1959, l’aménagement hydraulique permet de contribuer à la régulation des crues de la Durance et à l’irrigation de la Provence et il produit également de l’électricité. Le lac de Serre-Ponçon est la plus importante retenue d’eau artificielle en France métropolitaine. La rupture du barrage dont le risque est infime, produirait une onde de submersion catastrophique d’une hauteur variable selon la largeur de la vallée (cinquante-trois mètres à Sisteron) qui, en quelques heures, dévasterait la vallée de la Durance puis inonderait la basse vallée du Rhône; la Camargue serait submergée, ainsi qu’Avignon et les autres villes riveraines.
Après un arrêt d’une demi-heure environ au bord du lac et du barrage de Serre-Ponçon, nous rejoignons Les Embrun, le col de Vars et St-Paul-sur-Ubaye. Nous établissons notre étape à Jausiers près de la base de loisir sur un parking gratuit (mais très poussiéreux) sans service et sur lequel nous avons passé une nuit sans bruit.
Le lendemain matin, nous nous dirigeons vers la cime de la Bonette. La cime est entourée par la route de la Bonette, qui atteint 2 802 mètres d’altitude, et est la route goudronnée la plus haute de France. Cette route part du col de la Bonette. À partir du sommet de cette route, un petit sentier pédestre permet de monter à la cime de la montagne à 2 860 mètres.

Le sommet permet d’apprécier un large panorama décrit par une table d’orientation puis une table d’explication de la géologie. La cime de la Bonette offre notamment un point de vue exceptionnel sur le mont Viso. C’est un panorama à 360° à couper le souffle. Magnifique!

Nous continuons notre chemin sur la D24 pour atteindre « Le camp des Fourches ». Le camp des Fourches est un casernement de montagne situé à 2 291 m dans le massif du Mercantour.
Utilisé comme emplacement de bivouac dès les années 1890, le camp a été construit entre 1896 et 1910 et amélioré jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Il est aujourd’hui en ruine et à l’abandon et ne fait l’objet d’aucune mesure de sauvegarde patrimoniale de la part du Parc National du Mercantour.
Nous continuons notre route en direction d’Isola, et après avoir traversé le Parc National du Mercantour, nous passons par Beuil, Guillaumes avant de s’arrêter à Annot. Aire d’étape gratuite légèrement en pente mais très calme. Le vendredi, nous rejoignons le Lac de Castillon, puis Castellane.
En longeant la route qui borde le lac de Castillon, nous apercevons sur les hauteurs le Mandarom Shambhasalem abritant la fameuse secte des adeptes de l’aumisme fondé en 1969 par Gilbert Bourdin et qui défraye la chronique depuis près de 30 ans. De nombreux habitants se battent pour que les adeptes de l’aumisme remettent en état un morceau de colline défiguré par des constructions édifiées au mépris des règles d’urbanisme.

A partir de Castellane, nous empruntons la D952 pour faire un arrêt au belvédère du « Point sublime ». On y acccède par un sentier de 400m à partir du parking. Le Point Sublime offre une vue spectaculaire sur l’entrée du Canyon, où le Verdon se faufile entre de gigantesques falaises.
Nous poursuivons sur la D952 vers le Lac de Sainte-Croix, Aups, Quison, Créoux-les-bains, Manosque pour établir notre campement à Villeneuve; aire gratuite très agréable et très calme.
Le samedi, nous rejoignons Dignes-les bains, St André-Les-Alpes, Allos.


Allos… tout un programme! De notre envie de toujours prendre davantage de hauteur pour admirer les plus beaux paysages il en résulte parfois un petit retour de manivelle. En effet, mal nous a pris de franchir le Col d’Allos (Alt 2247 m). Un panneau nous a quand même alerté: « Interdit au camion de plus de 7 m ». Et considérant que notre ami Pilote n’est pas un camion, on a estimé que cette interdiction ne nous était pas destinée. Et devant l’envie de suivre l’itinéraire que nous nous étions fixé, nous choisissons de poursuivre notre route et de franchir le col. Nous découvrons alors une route assez étroite et dépourvue de parapets où nous avions parfois du mal à nous croiser avec une simple voiture. Les roues frôlaient souvent le précipice. Nous avons dû franchir plusieurs virages en épingle à cheveux où nous ne pouvions pas faire autrement que d’occuper toute la largeur de la chaussée.
La pente à certains endroits pouvait atteindre 10%. Il faut dire que ce n’était pas le meilleur moment de se trouver là, un samedi, en plein mois d’août eu égard à la circulation. Et nous avons trouver le temps long pour arriver jusqu’au col. L’espace que nous découvrons permet de stationner sans encombre et sans difficulté. Et nous en profitons pour faire notre pause-déjeuner. En début d’après-midi, nous reprenons la route , non sans appréhension, ne sachant pas ce qui nous attendait en redescendant du col en direction de Barcelonnette. Or malgré quelques difficultés, le trajet s’en est trouvé moins impressionnant et on a pu rejoindre la vallée avec soulagement.
La morale de l’histoire, c’est que la meilleure façon de franchir sereinement un col de montagne en camping-car, c’est de choisir une période en dehors de la saison estivale Juillet-août (ou une période de vacances) et de choisir un jour hors week-end. La deuxième leçon que l’on peut en tirer, c’est que les panneaux « Interdit aux camions » ou « interdit aux camping-cars » ne sont pas toujours là pour embêter les conducteurs; mais aussi pour signaler que le passage est étroit et que les grands gabarits peuvent avoir des difficultés pour circuler.
Bien heureux d’être revenu dans la plaine, on remontons vers le nord en direction du barrage de Serre-Ponçon et nous nous arrêtons à Sauze-du-lac pour découvrir une curiosité géologique: les « Demoiselles coiffées ».
L’apparition des « Demoiselles coiffées » est dû à l’érosion des dépôts glacières de l’aire quaternaire qui recouvrent une grande partie des marnes noires sédimentaires de la vallée de la Durance, sous l’action commune des eaux de ruissellement, du vent et de la neige.
Nous contournons le lac de Serre-Ponçon par le sud et toujours en remontant vers le nord, nous nous arrêtons à St Bonnet-en-Champsaur; aire d’étape entièrement gratuite, sur enrobé, avec emplacements délimités (9 emplacements). Nuit calme.

La nécropole Nationale de Vassieux-en-Vercors regroupe les tombes de 147 marquisards et civils morts pour la France lors des combats qui se déroulèrent sur le plateau du Vercors en juillet 1944.
Notre aire d’étape à Monvendre est entièrement gratuite. Le lundi 12 août, notre itinéraire de 300 km est le suivant: Privas, Aubenas, Les Monts d’Ardèche (D19), Pique-nique au col de la Croix de Bauzon, Col de Meyrand (1370 m), Col de Notre Dame des Neiges, A75, N88, aire d’étape à Pont de Salars. Aucune place n’était disponible dans les aires de camping-cars des environs. Nous avons passé la nuit sur le parking de la salle des sports sans trop savoir si le stationnement y était autorisé la nuit. Nous étions seuls sur ce parking (un peu à l’écart). Nous avons passé une nuit parfaitement calme.

Le mardi, journée du retour par Villefranche de Rouergue, Montauban et Auch. Arrivée à 16h