Drôme Provençale, Vaucluse du 26 juillet au 2 août 2018 – 8 jours
Cette fois-ci, nous sommes partis un jeudi en fin d’après-midi, vers 17h00 et nous nous sommes arrêtés à l’aire de Lisle-sur-Tarn (juste avant Albi) au bord du lac où nous avons passé une nuit très calme. Aire gratuite mais sans service. Cette aire est d’ailleurs à retenir et pour s’y arrêter pour une prochaine étape si l’occasion venait à se présenter.
Le vendredi matin, nous avons poursuivi notre route et nous nous sommes arrêtés à Générargues pour visiter la Bambouseraie d’Anduze. Unique en Europe par ses dimensions, la bambouseraie en Cévennes se situe dans un domaine d’une superficie de 34 hectares (le parc, seule partie ouverte au public, couvre à lui seul 15 hectares). Tarif: 11,20 € / personne. Notre étape pour la nuit s’est faite à Bollène au parking du Centre Leclerc ou un espace semble avoir été réservé pour les camping-cars. Nous avons pu d’ailleurs déballer table et chaises sans encombre pour dîner dehors. Une borne pour remplissage d’eau à proximité était en mauvais état et complètement inaccessible. Nous avons passer une nuit très calme.


Le samedi nous avons effectué une visite à Notre Dame de la Blache à Pont-St-Esprit ou repose frère Marcel. A midi, pique-nique sur l’aire de St Maurice juste avant Nyons. L’après-midi, visite de Nyons, et visite du musée de l’olive à l’intérieur du magasin de la coopérative de Nyons (VIGNOLIS). Le soir nous avons déjeuné chez Claude et Monique. Nous avions établi notre campement au Domaine de Rocheville à 2 km de Nyons route de Montélimar. Tarif 6,00 € services compris.

Le dimanche matin, nous visitons la Cité médiévale de Vaison-la-Romaine et son château Comtal. Le pont romain enjambant l’Ouvèze est classé monument historique. Il est l’un des monuments majeurs de la ville. Il a résisté à l’assaut du temps et des fortes crues dont la célèbre crue de 1992 qui a causé la mort de 47 personnes dans 4 communes aux alentours.
L’après-midi, nous effectuons l’ascension du Mont Ventoux. Site naturel remarquable, classé “réserve de Biosphère“. Itinéraire à partir de Bédouin; ce qui nous permet de découvrir peu avant l’arrivée au sommet un paysage caillouteux et lunaire. Nous redescendons par le côté nord pour rejoindre Malaucène. Le mont ventoux est très prisé par les cyclistes et c’est souvent un passage obligé pour les coureurs du tour de France chaque année (ou presque).

Notre halte pour la nuit de ce dimanche 29 juillet se situe à Malemort-du-Comtat. Mais nous avons été mal inspirés de choisir cet endroit. En effet, il s’agissait d’une simple place publique (stationnement autorisé la nuit pour les camping-cars) et un groupe de jeunes a fait du tapage nocturne jusqu’à une heure avancée de la nuit en n’hésitant pas à venir faire des dérapages en voitures ou à motos au milieu de la place à 2 h du matin.
Le lundi matin, nous visitons Fontaine de Vaucluse. C’est vraisemblablement l’un des sites naturels le plus visité du Vaucluse. Ce succès tient essentiellement à la très impressionnante source qui jaillit au pied d’une falaise de 230 m de haut. Cette gigantesque fontaine est la plus puissante de France (et la cinquième mondiale) avec un débit d’eau annuel de 630 millions de mètres cubes. Au cœur de la petite cité, un musée du papier nous fait revivre la fabrication du papier tel qu’elle se faisait au XV ème siècle.




L’après-midi, visite du « Village des Bories » à Gordes. Ce hameau dit « Les Cabanes », avant d’être baptisé « Village des bories », est constitué de cabanes en pierres sèches. Il est typique de l’habitat temporaire qui, dans les pays méditerranéens, venait doubler le village permanent et était lié aux travaux agricoles saisonniers au XVIII ème et XIX ème siècle. Le chemin pour y accéder est très étroit. Il est interdit aux camping-cars. Nous rejoignons le hameau à pied depuis le parking (1,7 km pour l’aller). Au retour de la visite, nous choisissons de rester sur place pour passer la nuit sur le parking (stationnement gratuit, autorisé la nuit). Depuis quelques jours, la canicule se faisait cruellement sentir. Il faisait très chaud, et la nuit, la température avait du mal à redescendre. Une chaleur étouffante régnait à l’intérieur des C-C. Aussi, c’est là qu’a germé l’idée de pouvoir installer une ventilation et que le bricoleur de l’équipe a pris la décision de fabriquer un kit de ventilation pour camping-car. Dès le retour, il se mit au travail. Vous pouvez voir cette réalisation « ici »
Le lendemain matin, depuis notre parking, nous effectuons quelques centaines de mètres en direction du village de Gordes et nous en profitons pour prendre plusieurs clichés. A ce moment de la matinée, les rayons du soleil apportait un relief particulier sur l’un des plus beaux villages de France. Un éclairage qui nous permettait de prendre de très jolies photos.
Nous partons ensuite à Roussillon où nous nous engageons sur « le sentier de l’ocre »; Prix de la visite: 2,50 € par personne. Paysages spectaculaires. L’ocre est partout, étalant ses variations de couleurs naturelles, ses paysages façonnés par l’eau, le vent et la main de l’homme.


L’après-midi, c’est le Colorado Provençal qui s’offre à nous. Parking: 8,00 €. Les couleurs des ocres du Colorado Provençal contrastent avec les tons de vert de la végétation du massif forestier du Luberon, et c’est également un magnifique panorama que nous ne nous lassons pas d’admirer. L’érosion a énormément contribué au façonnage des ocres du Lubéron. Tout a commencé des centaines de millions d’années plus tôt. Le pays aptésien était à l’origine une région sableuse à proximité de la mer. Lorsque celle-ci s’est retirée, il ne resta plus qu’un sable argileux et extrêmement riche en fer. L’endroit devint alors, le nid d’une argile de couleur jaune-orangé et rouge. Les oxydes tels que le manganèse, les silicates et l’aluminium sont les principales sources de la coloration des ocres du Lubéron.
Cette fin d’après-midi là, nous nous arrêtons sur l’aire de camping-cars de Cavaillon (12 € tout compris; vidange, eau et branchement électrique). Les emplacements sont délimités. l’aire est assez ombragée. Aucun bruit. Une borne de service est également disponible à l’extérieur de l’aire pour les C-C de passage (jeton à l’accueil du camping municipal juste à côté). Le mercredi, nous entamons la route du retour et nous atteignons le Lac du Salagou et le village sinistré de Celles. Le village a été exproprié lors de la mise en eau du barrage du Salagou à la fin des années 1960. L’ensemble des habitations a été acquis par le département de l’Hérault.

À l’époque, il était prévu de réaliser le plan d’eau en deux étapes, d’abord à la cote 139, puis ultérieurement à la cote 150. Celles étant à 144 m d’altitude en moyenne aurait donc dû être submergée, d’où son maintien à l’état de ruines pendant longtemps. En février 1996, c’est le coup de théâtre, le conseil Général de l’Hérault fixe la « cote maximale définitive » des eaux du lac à 139 mètres, libérant ainsi officiellement le village de Celles de la menace de submersion entretenue depuis 30 ans.

Notre étape, cette fin de journée, se situe à l’aire Camping-car park de Olargues: 10,80 € (emplacements 12 C-C sur plate forme entièrement goudronnée). L’aire est située à proximité des Services de l’Equipement (calme la nuit sauf à partir de 7h le matin en semaine au démarrage des engins routiers).
Ce jeudi 2 août, nous terminons notre périple via Mazamet, Revel, Villefranche-de-Lauraguet, Auterive, puis l’autoroute. Arrivée à 15h30.