Normandie du 5 au 19 septembre 2023 – 15 jours – 3000 km
Les camping-caristes pyrénéens ayant la plupart d’entre eux déjà visité la Normandie, il y a quelques années ont souhaité revisiter cette belle région et se sont dit :
Quand tout renaît à l’espérance,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus doux,
Quand l’hirondelle est de retour,
J’irais revoir « la » Normandie !
C’est un pays « qu’il faut connaître » !
Ainsi, les deux Compagnons Pilote et Chausson repartent ce mardi 5 septembre 2023. Il est environ 9h00 ce matin là. Le temps est au beau fixe et la température est clémente. Nous effectuons notre pause-déjeuner à Gornac sur l’aire de camping-car que nous connaissons maintenant par cœur, au beau milieu des vignes de Saint-Émilion, un peu avant Libourne. Nous continuons ensuite la route en traversant Libourne, Barbezieux, Cognac pour établir notre bivouac à La Mothe-Sainte-Héray un peu avant Parthenay. Nous sommes alors dans le département des Deux-Sèvres. L’endroit n’est pas exactement une aire de camping-car mais plutôt un parking à proximité d’un petit parc botanique. L’endroit est très agréable. Le stationnement est gratuit ainsi que les services. Le lendemain matin nous achetons le pain au centre-bourg et nous effectuons la vidange et le plein d’eau avant de repartir. Nous passons par Parthenay, Thouar, Saumur et quand nous franchissons la Loire, il est juste midi.
Après Le Mans, nous atteignons Saint-Cénéri-le-Gerei vers 17h00 et nous nous dirigeons vers un parking dédié au stationnement des camping-cars au bord de la Sarthe. Ce sera notre aire d’étape. Le stationnement est payant. Un agent passe le soir même pour percevoir 5,00 € pour le stationnement pour la nuit. Le village de Saint-Cénéri-le-Gerei (classé plus beaux villages de France) est le premier site à visiter sur notre parcours. Nous décidons donc de visiter ce village le soir même. En s’approchant de l’église qui surplombe la vallée, on peut voir des abeilles s’affairer dans les vieilles pierres. Présentes depuis le XIe siècle, ce sont les gardiennes du lieu sacré. On raconte en effet qu’elles attaquèrent des soldats du Roi de France qui s’étaient mal conduit et qui se jetèrent du haut des rochers dans la Sarthe pour leur échapper. On peut également admirer le pont médiéval et la petite chapelle de Saint-Cénéri trônant fièrement au beau milieu d’une prairie. Nous avons également l’occasion de visiter le jardin privé d’une habitante du village qui laisse sa propriété en libre accès.


Le lendemain matin nous nous levons vers 8h00 avec un très beau temps. Nous nous dirigeons vers la Suisse normande en passant par Flers, puis Condé-en-Normandie pour atteindre Clécy et la « boucle de Hom ». Nous continuons notre route et traversons Falaise pour marquer un arrêt à Camembert. Le village est célèbre en tant que berceau du fromage dont il est l’éponyme : le camembert de Normandie. Venir en Normandie et ne pas passer à Camembert serait, pour moi, inconcevable. Nous en profitons pour acheter un camembert de Normandie (AOP) à la Maison du camembert située juste à coté de la Mairie.
Nous continuons la route jusqu’à Lisieux et nous nous arrêtons sur le parking de la Basilique. Trop tard pour visiter, nous décidons d’effectuer la visite de Lisieux le lendemain matin et nous repartons à la recherche d’une aire d’étape aux alentours. Notre étape ce soir là est une étape « France Passion » au Pré-d’Auge près de Lisieux. « Aux bons p’tits plats de Michel ». Michel est traiteur et nous invite à venir prendre l’apéritif. Nous lui achetons du jambon blanc, un pot de pâté et une bouteille de cidre.
Ce vendredi 8 septembre, nous prenons la direction de Lisieux et nous effectuons la visite de la Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, du Carmel et de la cathédrale Saint-Pierre.
Thérèse Martin en religion sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, plus connue sous les noms de Sainte-Thérèse de Lisieux et Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, est une religieuse née à Alençon dans l’Orne le 2 janvier 1873.
Déclarée sainte et docteur de l’Eglise par l’Eglise catholique, elle est une des plus grandes mystiques du XIXéme siècle. Inconnue de son vivant, sa renommée et sa dévotion se sont répandues dans le monde entier après la publication de ses écrits autobiographiques, sous le titre Histoire d’une âme. Après neuf années de vie religieuse, elle meurt de tuberculose le 30 septembre 1897 à l’âge de vingt-quatre ans.


Après la visite de la Basilique qui retrace sur son pourtour la vie de Sainte Thérèse, nous descendons l’avenue Sainte-Thérèse vers le Centre-ville jusqu’au Carmel où nous pouvons apercevoir la Châsse de Sainte-Thérèse. Puis nous rejoignons la Cathédrale Saint-Pierre. Ainsi nous avons visité dans la matinée les trois principaux lieux sacrés de la ville.
A midi, nous déjeunons sur place avant de repartir en direction du village de Le Bec-Hellouin et de son abbaye. Village classé « Plus beaux villages de France », Outre ses édifices religieux, Le Bec-Hellouin se distingue par sa situation exceptionnelle, ses rues calmes et fleuries, et ses maisons à colombages. L’Abbaye Notre Dame du Bec classée Monument historique est propriété de l’Etat. L’abbaye est encore occupée par des moines bénédictins dont la production artisanale de céramiques contribue à la renommée contemporaine du Bec-Hellouin. La majestueuse tour Saint-Nicolas domine les bâtiments conventuels et le cloître du XVIIe siècle où flotte une atmosphère on ne peut plus paisible.


Nous poursuivons la route jusqu’à Allouville. Petit village célèbre pour son chêne datant de plus de 800 ans dont le cœur creusé par le temps a été aménagée de deux petites chapelles superposées. Au niveau inférieur, la chapelle est dédiée à Notre Dame de la Paix. Elle est ornée d’une statue de la Vierge donnée par l’Impératrice Eugénie. La chapelle du haut est nommée Chambre de l’Ermite.
Aire d’étape: Ecretteville-les-Baons : Petite aire 4 emplacements gratuits. C’est l’idéal. Diner sur table de pique-nique juste à côté des 2 camping-cars. A 21h00 match d’ouverture de la coupe du monde de rugby. Patrick est à son poste. Réception satellite: Ok!. La France gagne 27 à 13.

Le lendemain matin, nous prenons la direction de Veules-les-roses. C’est ici que nous atteignons la côte. Ce petit bourg en bord de mer est classé : « Plus beaux villages de France », mais c’est ici que commence la galère pour pouvoir se garer. Impossible de nous garer, nous devons traverser ce village sans pouvoir nous arrêter. Nous continuons la route et nous avons la chance de pouvoir nous arrêter à Veulette-sur-mer sur un parking aménagé pour camping-car sur la route qui longe le littoral. Très grand parking 40 emplacements sur lequel nous effectuons notre pause-déjeuner avant de repartir en direction de Fécamp.
A Fécamp, impossible d’aller visiter le Cap Fagnet. Panneau : « Accès interdit – sauf riverains ». Le Cap Fagnet situé à 110 m au dessus du niveau de la mer est le plus haut de la côte d’Albâtre. Le circuit du Cap Fagnet à Fécamp est l’une des plus belles randonnées à faire en Normandie. En fait, je me suis aperçu, après coup, que l’accès au Cap Fagnet aurait pu se faire à partir de Bondeville en prenant la route départementale 79. Au sud de Fécamp, un autre site pittoresque à découvrir : « La roche qui pleure ». Mais là encore un panneau nous barre la route (Interdit aux camping-cars). Nous continuons donc la route en direction d’Etretat. Mais là, même scénario. Impossible de stationner à moins de 1,5 km des célèbres falaises. En pleine après-midi, sous 35°, nous renonçons à effectuer 3 km aller/retour sous un soleil de plomb. Nous continuons notre route et traversons le Pont de Normandie et rejoignons Honfleur. Et là, rebelote, nous devons passer la ville sans pouvoir nous arrêter.


Nous effectuons une trentaine de km vers une aire d’étape, mais aucune place de libre. Nous repérons une aire France Passion à st André d’Hébertot. GAEC Boissel Père et fils. Les propriétaires sont absents mais le gardien des lieux (un voisin) nous indique que nous pouvons stationner sur place sur une belle prairie face à une très belle pommeraie.
Ce dimanche 10 septembre, nous rejoignons Pierrefite-en-Auge. Petit village typique avec de nombreuses maisons couvertes d’un toit en chaume.


Nous rejoignons ensuite Deauville. Sur notre route, nous faisons une petite halte à Vauville. Résidence secondaire de Michel Sardou, le Manoir de la Haulle. A Deauville, nous avons la chance de pouvoir stationner sans trop de difficulté. Nous arpentons le bord des quais jusqu’à Trouville-sur-mer où se trouve un grand marché sur lequel nous achetons quelques tomates.


Ensuite, nous nous dirigeons vers le Mont Canisy, puis villers-sur-mer où nous effectuons notre pause-déjeuner.
Les falaises des vaches noires est un site naturel remarquable. Hautes de 100 m, elles s’étendent sur 4,5 km entre Houlgate et Villers-sur-mer. Mais l’accès n’est pas aisé et nous avons simplement atteint un petit belvédère ouvrant un panorama sur l’estuaire de la Seine en apercevant en contre bas quelques rochers de couleur noire. Les Falaises des vaches noires tiennent leur nom au fait que depuis la mer, on aperçoit ces rochers au pied des falaises couvertes de d’algues et qui font penser à des vaches noires couchées sur la plage au pied des falaises.

Nous rejoignons Beuvron-en-Auge classé « Plus beaux villages de France ».
Ce sera notre étape sur une aire très agréable pour la somme de 10 € services compris. Depuis l’aire, nous rejoignons le village où le céramiste à l’entrée du village est chargé de percevoir les 10 € du stationnement. Beuvron-en-Auge est digne d’être classé « plus beaux villages de France ». Dans la rue principale toutes les maisons colorées sont bâties en colombage.





Ce lundi 11 septembre, nous nous dirigeons sur la Route du cidre et nous effectuons un petit arrêt à Cambremer. Pays de bocage avec herbages et vaches laitières à l’origine des fromages AOC du Pays d’Auge, prés plantés de pommiers dont les fruits fournissent cidre et calvados. Cambremer est le point de départ de la route du cidre, un circuit fléché qui sillonne les petites routes pittoresques du canton. 40 km ponctués par les étapes de dégustation de cidre, pommeau, calvados dans les caves du cru de Cambremer.
Ensuite, nous rejoignons Dives-sur-mer où nous effectuons quelques courses à l’intermarché. Après la pause-déjeuner, nous nous dirigeons vers le site de la Batterie de Merville. Tarif de la visite : 8,00 €. La Batterie de Merville est l’une des plus importantes du « Mur de l’Atlantique ». C’était une redoutable fortification de l’armée de terre allemande qui se trouvait sur le flan EST du débarquement allié le 6 juin 1944. Son rôle était de défendre l’estuaire de l’Orne pour empêcher une incursion alliée dans l’arrière pays par une remontée du fleuve jusqu’à Caen et de tenir sous son feu les plages à l’EST de Ouistreham sur une profondeur de 10 km. Défendue par 130 soldats allemands la batterie de Merville s’étendait sur près de 3 ha et était composées de 4 casemates pour canons lourds, d’abris souterrains et d’un poste de commandement. Bombardée à plusieurs reprises, sans résultat, elle a été neutralisée par le 9e bataillon de parachutistes britanniques au terme d’un inimaginable assaut.


Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, 5 500 hommes et des centaines de planeurs avec leur équipage, la 6éme Division aéroportée britanique fait décoller sa première vague d’assaut. Les parachutistes de la 3ème Brigade ont pour mission de neutraliser les canons de la batterie de Merville. Avec à sa tête, le lieutenant-Colonel OTWAY, le 9ème Bataillon réduit au cinquième de son effectif suite à de mauvais parachutages, parvient néanmoins à réduire au silence les canons de la batterie de Merville quelques minutes avant le débarquement des troupes sur « SWORD BEACH ». Sur les 600 parachutistes devant participer à l’opération, seuls 150 réussissent à atteindre le point de rendez-vous pour participer à l’assaut.
« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »

Après la visite du Musée et site de la batterie de Merville, nous nous arrêtons à « Pégasus bridge ».
Par une nuit sombre, le 5 juin 1944, trois planeurs se posent dans « un fracas épouvantable » à proximité du pont de Bénouville (devenu Pegasus bridge). Quelques instants plus tard, les 179 hommes du Major Howard attaquent et s’emparent des ponts de Ranville et de Bénouville intacts. Le Major Howard transmet le message « Ham and Jam » pour prévenir ses supérieurs de la réussite de l’opération. C’est là que commence véritablement la Bataille de Normandie.

Notre aire d’étape se situe ce soir là à Colleville-Mongomery (aire camping-car Air Park : 13,00 €).
Le lendemain matin, nous nous dirigeons vers Ouistreham.



Nous longeons ensuite le bord de mer et les plages du Débarquement où de nombreux mémoriaux se dressent à la mémoire des héros qui ont ici laissé leur vie le 6 juin 1944 et les semaines qui ont suivies.
Le jour J, au matin du 6 juin 1944, comme le faisait les Ecossais depuis des générations, le Général de Brigade Lord Lovat ordonne à son piper personnel Bill Millin de sonner de sa cornemuse tandis que ses commandos débarquaient. Par dessus le tumulte de la bataille, le son de la cornemuse annonça la libération, le « piper » ouvrant la voie. Ce jour là, ils entrèrent tous deux dans la légende. Le récit de cet événement est très bien relaté dans le film « Le jour le plus long ».

Aromanche-les-Bains. C’est ici que se construisit dans les semaines qui suivirent le débarquement le port artificiel qui permit le ravitaillement des troupes alliées en armements, munitions et vivres lors de la bataille de Normandie en attente de la prise des ports de Cherbourg et du Havre. Le 12 septembre, la prise du Havre totalement en ruine après 10 jours de siège et de bombardements, marque au 100e jour, la fin de la Bataille de Normandie. Les ports du Havre et de Cherbourg (ports en eaux profondes) peuvent ensuite être utilisés pour le ravitaillement des troupes alliées à partir de ce mois de septembre 1944.


En milieu d’après-midi, nous rejoignons le Cimetière américain de Normandie à Colleville-sur-mer. Les lieux sont impressionnants et on ressent immédiatement de l’émotion à voir ces milliers de croix parfaitement alignées se dressant sur une pelouse parfaitement entretenue et qui nous invite au recueillement en repensant à la citation de René Coty :
NOUS N’OUBLIONS PAS, NOUS N’OUBLIERONS JAMAIS, LA DETTE D’INFINIE GRATITUDE QUE NOUS AVONS CONTRACTÉE ENVERS CEUX QUI ONT TOUT DONNÉ POUR NOTRE LIBÉRATION
René Coty Président de la République Française

Le cimetière surplombant Omaha beach, l’une des cinq plages du Débarquement de Normandie s’étend sur 70 ha sur une longueur de 1 km et regroupe 9387 tombes.
Nous avons également visité le « visitor center ». Situé à l’entrée du site, face aux parkings, il conte les événements du jour J au travers d’une multitude d’histoires personnelles illustrées par des documents sonores et autres objets ayant appartenu aux acteurs du débarquement.
En fond sonore, une voix égrène en un flot continu les noms de ces hommes tombés au combat.

Sur le fronton du mémorial est inscrit :
This embattled shore portal of freedom is forever hallowed by the ideals, the valor and the sacrifices of our follow countrymen.
Ce rivage assiégé, portail de la liberté, est à jamais sanctifié par les idéaux, la valeur et les sacrifices de nos compatriotes
Notre aire d’étape se situe ce soir là à Colleville-sur-mer. La ferme du Clos Tassin. Sur une grande prairie. 8,00 € (aucun service).

Le mercredi 13 nous visitons un site important du Débarquement. La Pointe du Hoc.
Elle fut le théâtre d’une des opérations du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944. Située entre les plages d’Utah Beach (à l’ouest) et d’Omaha Beach (à l’est), la pointe avait été fortifiée par les Allemands et, selon les reconnaissances aériennes alliées, était équipée de pièces d’artillerie lourde dont la portée menaçait les deux plages voisines. Il avait été jugé primordial, pour la réussite du débarquement, que les pièces d’artillerie soient mises hors service le plus rapidement possible.
Cette mission fut confiée au 2ème bataillon de Rangers américains qui réussit à prendre le contrôle du site au prix de lourdes pertes. Par la suite, les pièces d’artillerie se révéleront n’être que des leurres en bois, les véritables batteries ayant été secrètement déplacées par les Allemands peu de temps auparavant et reculées de 1300 m à l’intérieur des terres, sur le site de la batterie de Maisy, d’où elles pilonneront les plages du débarquement pendant trois jours (6-8 juin).

Après la visite de ce lieu chargé d’histoire, nous reprenons la route en nous arrêtant pour visiter le cimetière allemand de La Cambe. Nous effectuons notre pause-déjeuner sur l’aire de camping-car de Isigny-sur-mer avant de repartir et de traverser le Parc Régional des Marais du Cotentin et nous atteignons Sainte-Mère-Eglise.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, un parachutiste, John Steele, atterrit sur Sainte-Mère-Eglise et reste malgré lui accroché au clocher de l’Eglise. Il est libéré de son harnais par des soldats allemands en poste dans le clocher. Fait prisonnier, John Steele s’échappe et rejoint ses camarades. Par la suite, il est parachuté en Hollande, puis en Allemagne avant d’être rapatrié aux Etats-Unis en 1945.


Nous rejoignons ensuite la côte EST du Cotentin (Utah Beach) où de nombreux mémoriaux se dressent tout le long de la plage.

Notre aire d’étape se situe à Sainte-Marie-du-Mont sur une aire Camping-car parck que nous avons eu quelques difficultés à quitter le lendemain matin suite au dysfonctionnement du terminal bancaire. La température extérieure à notre lever est de 10°C. Nous reprenons la route en longeant la côte en direction du nord. Nous effectuons un arrêt à Saint-Vaast-la-Hougue et nous effectuons notre pause-déjeuner sur l’aire de pique-nique de la Bijude, à l’ombre, sur table de pique-nique.
Nous rejoignons ensuite Barfleur classé « plus beaux villages de France ». Petit port et station touristique. Nous nous promenons le long des quais jusqu’à l’église Saint-Nicolas.

Après la visite de Barfleur, nous nous dirigeons vers Port Racine à l’extrême nord-ouest du Cotentin. Nous longeons l’immense complexe industriel de La Hague sur une longueur de 3 km. L’usine de retraitement de la Hague est un centre de traitement de déchets nucléaires dans lequel on traite le combustible nucléaire provenant principalement des réacteurs nucléaires français et une partie de celui provenant des réacteurs d’Allemagne, de Belgique, de Suisse, des Pays-Bas et du Japon, pour en séparer les matières nucléaires valorisables des autres éléments radioactifs. Le complexe s’étend sur une surface de 30 ha et emploie 5000 personnes.


Nous rejoignons Port Racine. Ce petit port pittoresque est réputé pour être le plus petit port de France. Il nous offre un panorama magnifique sur le paysage environnant.

Aire d’étape Gréville-Hague. Petit parking bitumé 5 places (gratuit). Vidange possible mais pas d’eau.
Le vendredi matin nous nous dirigeons vers le Nez de Jobourg. Site naturel protégé. Les falaises ici sont les plus hautes de la façade ouest (entre Cherbourg et Biarritz) et dominent à 128 m (au point culminant) au dessus de la mer. La vue est époustouflante et on peut apercevoir les îles anglo-normandes, le phare de Goury et le cap de Flamanville.

Ensuite, nous nous dirigeons vers le sud en longeant la côte et nous nous arrêtons au belvédère du Thôt à Vauville. Panorama encore exceptionnel sur le littoral et la réserve naturelle nationale de la Mare. Lieu qui regorge de canards, ragondins et amphibiens en tout genre qui y trouvent un endroit propice et protégé. C’est sur ce petit parking que nous effectuons notre pause-déjeuner sur l’une des trois tables de pique-nique qui nous tendaient les bras juste à côté de nos deux compagnons Pilote et Chausson.


L’après-midi, nous continuons notre chemin toujours vers le sud et nous traversons Flamanville où nous pouvons apercevoir la centrale nucléaire EPR (non encore en service) et la centrale nucléaire de production électrique de Flamanville. Nous atteignons Gouville-sur-mer où un parking camping-car a été aménagé en bordure du littoral avec bornes de branchement électrique. Paiement par carte bancaire : 14,50 € (Nombres de places : 52).
Nous sommes allés flâner sur la plage et assister au retour des ostréiculteurs de leur lieu d’exploitation et au va-et-vient des tracteurs venant récupérer les bateaux des plaisanciers et des pêcheurs pour les ramener sur la terre ferme. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous avons rejoint les cabines de plage de couleur blanche aux toits de différentes couleurs d’où nous avons encore pu admirer la mer et le littoral.


La moitié des bornes de branchement électriques sont en panne et nous n’avons pas pu nous brancher électriquement. Et comme un malheur ne vient jamais seul, la bouteille de gaz de notre ami Pilote venait de nous lâcher au mauvais moment. Il était 19h30 et tous les magasins étaient déjà fermés. La demande à notre voisin de partager sa prise de courant est restée vaine. Il nous a indiqué que s’était interdit. Quoiqu’il en soit, cela ne nous a pas empêché d’admirer un très beau coucher de soleil et de taper notre traditionnelle belote.

Le samedi matin, après avoir fait quelques courses et acheté une bouteille de gaz, nous continuons notre route en longeant la côte pour atteindre Granville. Mais comme souvent, impossible de se garer (même après avoir repérer un parking camping-car qui nous aurait convenu). Jour de marché. Impossible donc, de rejoindre la Pointe du Roc que nous avions au préalable décidé de visiter.
Site naturel à ne pas manquer disent les guides touristiques… mais que nous avons quand même manqué.
Nous nous arrêtons ensuite à Dragey-Rothon pour la pause-déjeuner sur un terrain privé mis à la disposition des camping-caristes (parfait pour la pause-déjeuner). L’après-midi, nous effectuons un arrêt à Avranches, mais comme d’habitude, pas de possibilité de stationner. On continue la route avec un petit arrêt au Mont-Saint-Michel et nous continuons la route en direction de Cancale.
Aire camping-car de Cancale. 12 €. Aire ombragée, mais cela ne nous a pas servi (ciel très nuageux).

Ce dimanche matin là, nous partons à pied depuis l’aire de camping-car pour aller visiter de plus prêt cette petite cité balnéaire et son port de pêche. Nous longeons les quais et ne manquons pas d’admirer les façades colorées et bien entretenues.
Nous gravissons ensuite le promontoire au milieu duquel siège le monument en forme de croix de Lorraine érigé à la mémoire des enfants de Cancale morts pendant les deux guerres mondiales.


Nous redescendons ensuite et rejoignons le petit marché aux huitres sur lequel nous achetons deux douzaines d’huitres. Venir à Cancale et ne pas déguster l’huitre de Cancale serait un sacrilège. Le temps est légèrement pluvieux. Nous regagnons ensuite le haut et le centre-ville dotée d’une très jolie place et d’une très belle fontaine sur la place de l’église; La fontaine des laveuses d’huitres. De retour à notre campement et après avoir effectuer vidanges et remplissages, nous nous arrêtons au parking de la Pointe du Grouin où nous effectuons notre pause-déjeuner avec dégustation des huitres de Cancale (au cul du camion) achetées le matin même. « Au cul du camion » car nous n’étions pas autorisé à les ouvrir et à les déguster à l’intérieur des camping-cars comme si une huitre avait pu s’échapper et se faufiler je ne sais où.
L’après-midi, nous entamons la route du retour en passant par Renne et Nantes.
Aire d’étape à Bretignolles-sur-mer en Vendée (7,00€ pour la nuitée). Nous sommes déjà au bord de l’océan atlantique.
Le lendemain matin, le temps est plutôt nuageux, mais s’améliore au fil de la matinée. Après la vidange et le remplissage en eau de nos deux amis Pilote et Chausson, nous repartons et traversons Les Sables d’Olonne. Ayant décidé de se faire un petit resto avant notre retour, nous essayons de nous approcher du bord de mer à La Tranche-sur-mer. Mais de nombreux panneaux «camping-cars Interdiction de circuler » nous font continuer la route. et nous nous arrêtons à St-Michel-en-Lherm sur une aire de pique-nique ombragée avec tables pour notre pause-déjeuner. Et pour une fois, nous tapons une petite belote après le repas avant de repartir. Nous franchissons La Rochelle, Rochefort, La Tremblade et en suivant la côte, nous passons par La forêt de la Coubre, La Palmyre, Saint-Palais, Royan, Saint-Georges-de-Didonne en essayant toujours de nous approcher du front de mer pour trouver un petit resto de bord de mer. Mais la tâche n’est pas aisée car les aires de stationnement camping-cars sont reléguées loin des commerces, du centre-ville et du bord de mer.
Par chance, Meshers nous offre se que nous cherchions. Une aire situées à 50m du port et petits restaurants face au port dont l’un est encore ouvert à cette époque de l’année avec au menu le traditionnel «moules frites ».
Meshers dispose en réalité de deux aires camping-cars situées proche l’une de l’autre. La première où nous nous sommes arrêtés est plus petite, mais il ne restait plus que deux places disponibles dans lesquelles nous nous sommes engouffrés (car très souvent, il vaut mieux tenir que courir). Tarif 11,50€ (services compris).

Par un beau soleil de fin d’après-midi, nous effectuons une ballade le long des quais du port. Le rivage est agrémenté de nombreux postes de pêche à carrelet constitués de quatre piliers plongeant dans la mer et supportant une plate-forme sur laquelle repose un petit abri pour les pêcheurs.
Nous dinons donc ce soir là au restaurant Le Moussaillon. Au Menu, moules frites pour tout le monde.

Durant le repas, une belle averse bien soutenue nous averti que le retour vers nos camping-cars risque d’être assez arrosé. Partis de l’aire de camping-car avec un beau soleil, nous n’avions aucune protection contre la pluie. Pendant notre diner, la pluie continuait de tomber. Lorsque nous quittons le restaurant, il pleuvait légèrement. Le trajet du retour à l’aire de camping-car nécessitait dix bonnes minutes. Et la pluie se mit à tomber de plus en plus fort. La nuit était tombée. Nous marchions aussi vite que possible. A l’arrivée sur l’aire à moitié détrempée par l’averse, nous avions du mal à éviter les flaques d’eau. Deux d’entre nous avaient pris de l’avance sur le trajet et dans la précipitation et par manque d’éclairage, ils se sont dirigés vers le camping-car voisin au lieu de se diriger vers le bon camping-car en essayant de l’ouvrir à tout prix, à maintes reprises, pressés de se mettre à l’abri et avant de s’apercevoir qu’ils se trompaient de camping-car.
Le lendemain matin nous reprenons la route du retour. En fin d’après-midi nous étions rentrés après un périple d’à peu près 3000km.

