Espagne, Désert des Bardenas – 6 jours du 14 au 19 juin 2023 – 1000km
Deuxième sortie de l’année pour nos deux compagnons Pilote et Chausson. Direction le sud. L’objectif, cette fois-ci, est la visite d’un lieu assez particulier: « Las Bardenas Reales » (désert des Bardenas) situé en Espagne dans la province de Navarre. Nous partons ce mercredi 14 juin par un temps assez pluvieux. Sur notre route, nous apercevons de nombreux champs de maïs inondés. Nous traversons la Soule et le Pays basque et nous passons par saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Etienne-de-Baïgorry et Les Alduldes. Après notre pause-déjeuner, nous franchissons la frontière espagnole vers 15h. Le paysage devient alors complètement différent avec un terrain beaucoup plus boisé et sauvage. Nous traversons ensuite Eugi et Zubiri et nous passons à proximité de Plampelune en descendant toujours vers le sud. En fin d’après-midi, nous atteignons notre aire d’étape à Artiguas.

Nous sommes alors tout près de « Las Bardenas Reales ». Arrivé de bonne heure sur cette aire, nous en profitons pour faire une petite ballade. Les uns vers le centre ville tout proche et les autres au sommet d’une colline où est installé un champ de trakers solaires (petite randonnée d’environ 4 km). Le vent souffle très fort. L’aire d’étape est constituée d’un très grand parking parfaitement plat entièrement gratuit. Et c’est ici que nous dormirons pendant trois nuits consécutives. Le lendemain matin nous partons vers le désert des Bardenas et nous nous arrêtons à l’accueil du parc où les hôtesses nous donnent une carte du site en nous indiquant le meilleur itinéraire à suivre pour profiter au mieux de cet espace semi-désertique.

Le parc est sillonné de sentiers où certains ne sont pas praticables par les véhicules quatre roues. Aucun ne sont goudronnés, mais ceux utilisés par les véhicules motorisés sont parfaitement carrossables et bien entretenus. Au centre du parc se trouve un terrain militaire et une piste carrossable en fait complètement le tour. L’accès à cette zone est complètement interdit. Bien que non clôturée, de nombreuses pancartes en indique l’interdiction tout le long du parcours. Cette zone militaire de plusieurs dizaines d’hectares est un camp d’entrainement pour l’armée de l’air et mis également à disposition des pays de l’OTAN pour des exercices de tirs air-sol et air-air.


Après cinq cent mètres du centre d’accueil nous effectuons notre premier arrêt au « mirador bardenas blanca » où nous nous faisons déjà une bonne idée du spectacle que nous allons découvrir au cours de la journée.
Le Parc naturel des Bardenas Reales est un lieu unique qui s’étend sur près de 43 hectares. Il est composé de paysages désertiques (ou presque) formés de roches et de pitons aux formes étranges, alternant avec de vastes champs à l’apparence aride mais cultivés une année sur deux afin de préserver la biodiversité. D’ailleurs, ce parc est classé « réserve de biosphère » par l’Unesco depuis 1980.
Avec ses 42 500 ha de superficie, le désert des Bardenas est une des plus vastes zones désertiques de la péninsule ibérique. On dit même que c’est le plus grand désert d’Europe. Il n’y a quasiment pas d’habitants et les routes se composent essentiellement de pistes qui s’entrecroisent de façon anarchique. Nous effectuons ensuite un arrêt au niveau de « Balsa de Zapata ». Petit étang perdu au milieu du désert sympas à voir mais attention il est dans la zone militaire. On ne peut donc l’observer que de loin.
Nous continuons notre chemin et nous nous arrêtons au monolithe del Pen. Construction surnaturelle au milieu du désert. Puis nous faisons halte au « Mirador Juan Obispo ».



Le lendemain matin, nous rejoignons la petite bourgade d’Altierra pour effectuer la vidange et l’approvisionnement en eau des camping-cars. Nous nous dirigeons ensuite à nouveau vers le désert des bardenas pour visiter ce que nous n’avions pas vu la veille. Et en particulier « Cabezos de las Cotinillas ». Superbe plateau panoramique au milieu du désert des Bardenas. Le site a été aménagé de marches en béton. L’endroit est sublime. Attention toutefois à la montée car beaucoup de marches sont absentes (effet de l’érosion et des orages souvent fréquents). Il y a au moins 200 marches à gravir. Un écriteau indique que l’accès est fermé (du fait de la dégradation de l’escalier). Mais l’accès est toléré (au risques et périls des randonneurs). Depuis le sommet s’ouvre à nous un superbe panorama à 360° sur l’ensemble du désert. Il aurait été dommage de ne pas gravir ces 210 marches.



Nous continuons ensuite notre chemin en direction du nord-est et nous effectuons un arrêt au « Berger des Bardenas »; statue monumentale représentant un berger. Nous sortons à ce moment là du « désert » et rejoignons Carcastillo, puis le monastère Santa Maria de la Oliva où nous effectuons une petite halte. Nous passons ensuite par Mélida, Camparoso, le barrage del Ferial pour atteindre l’Ermita de la virgen del Yugo à partir duquel on pouvait admirer un superbe panorama sur le désert des bardenas. Nous rejoignons ensuite notre bivouac sur l’aire d’Artiguas.


Le lendemain, nous sommes debout de bon matin avec un beau soleil. Le programme pour la journée est la visite de la partie sud des Bardenas. Nous atteignons la Pena del Fraile où un sentier de randonnée est proposé au adepte de la marche.

Sans réaliser cette randonnée, nous continuons notre circuit en quittant la Navarre pour l’Aragon et rejoignons le Sanctuaire de Sancho Abarca, puis le Mirador punta de la negra. Notre aire d’étape se situe cette fin d’après-midi à Bolea. Petite aire très bien aménagée. On entend au loin quelques coups de tonnerre et soudain la pluie se met à tomber.


Sancho Arbaca

Le matin, avant de repartir, nous décidons de visiter cette petite bourgade qui a le privilège de posséder une Collégiale située dans la partie haute de la petite ville. La Collégiale Santa Maria la Mayor que nous découvrons est assez imposante. L’entrée n’est pas libre et nécessite une participation de 2,50€. Nous décidons de visiter la Collégiale. A l’intérieur, chaque alcôve fait apparaître un décor différent. Les fresques sont superbes. Apparemment, le billet d’entrée serait également valable pour la visite du château de Loarres se situant à environ 8 km. Nous partons donc visiter ce château au pied duquel un parking assez important a été aménagé. On s’aperçoit que le site jouit d’un succès indéniable. Mais surprise au guichet, on s’aperçoit que le billet d’entrée de la Collégiale est à déduire du billet d’entrée du château qui est au tarif de 6,00€. Nous réglons donc le complément et nous effectuons la visite de cette imposante forteresse du XI éme siècle très bien conservée malgré quelques éléments qui n’ont pas résisté à l’assaut du temps ou des conflits du moyen âge. En sortant de la visite du château, nous subissons une belle averse en rejoignant nos camping-cars.



Après notre pause-déjeuner, nous filons vers le nord en direction de Aínsa. Lieu que nous connaissons bien avec son grand parking (3,00 € les 24 h) à deux pas du centre historique de Aínsa.
Le lendemain matin, nous amorçons la route du retour en passant par le tunnel d’Aragnouet-Bielsa. Le paysage est très verdoyant et au passage, nous pouvons admirer de belles cascades lorsque le relief devient de plus en plus montagneux.


Juste avant de traverser la frontière, nous faisons quelques courses à Grand supermarché Solans à Parzan. Il est 11h45 lorsque nous franchissons la frontière et nous effectuons notre pause-déjeuner à Saint-Lary. Il est un peu plus de 15h00 lorsque nous terminons notre escapade après un périple d’environ 1000 km.
On peut retenir que cette partie de l’Espagne que nous avons parcouru, nous a fait bénéficié d’un stationnement et de services complètement gratuits (mis à part les modiques 3,00 € que nous avons payés à Aínsa).