L’Ardèche – 8 joursdu 26 avril au 3 mai 2023 – 1600 km

En ce début de printemps, les deux amis « Pilote » et « Chausson » repartent à l’aventure et ont choisi cette fois-ci de visiter l’Ardèche. Ce mercredi 26 avril, jour du départ, le ciel est nuageux, mais la température reste clémente. Nous traversons Auch, Montauban, Gaillac, Cordes-sur-Ciel, Carmaux et Rodez avant de rejoindre notre première halte sur l’aire de camping-car de Laissac-Séverac l’Eglise. Aire gratuite, très bien aménagée avec de grands emplacements et bien entretenue.

 Le lendemain matin matin, après quelques courses à intermarché, nous continuons notre route sur la N88 en passant par Mende et le Col de la Pierre Plantée. A midi, nous effectuons notre pause-déjeuner sur le parking de la Rouegue au bord du lac de Naussac. Au menu: Escalope de dinde – persillade. Nous sommes au confins de la Lozère à deux pas du département de l’Ardèche. Le ciel est toujours nuageux, mais plus lumineux que la veille.

En début d’après-midi, nous atteignons le département de l’Ardèche et nous effectuons une halte à l’aire de service de la Salaison de Pradelle. Aire de service privée gratuite mise à la disposition des camping-caristes. Nous en profitons pour acheter jambon de Bayonne et une bouteille 75 cl de bière locale. Au milieu de l’après-midi, nous atteignons le Mont-Gerbier-de-Jonc où nous visitons l’une des sources de la Loire.

Lac de Naussac (Lozère)

La présence d’une nappe phréatique sous le mont Gerbier-de-Jonc donne naissance à de multiples sources relativement voisines les une de autres. Parmi toutes ces sources, trois « officielles » ont été baptisées respectivement par les propriétaires des parcelles: la sources « authentique », la sources « véritable » et la sources « géographique » au centre des trois. Nous avons visitée la source « véritable » (ou cadastrale) au dessus de laquelle une lauze porte l’inscription: « Ici, commence ma course vers l’océan »

Le Mont Gerbier de Jonc – Ardèche
L’une des sources de la Loire dite « source véritable » avec l’inscription:
« Ici commence ma course vers l’océan »

En fin d’après-midi, nous atteignons notre deuxième aire d’étape, le camping municipal de St-Martial. L’entrée du camping est ouverte et nous nous y installons pour la nuit. Dès 6h00 le lendemain matin, par une journée ensoleillée, nous sommes réveillé par le gazouillis des oiseaux après une nuit parfaitement calme. Le camping n’ouvrant pour la saison qu’à partir de ce weekend là, nous sommes dispensé le régler l’hébergement pour la nuit.

Lac de Saint-Martial – Ardèche

Nous reprenons notre route vers le nord du département de l’Ardèche en vue d’atteindre Moncieu-le-Roi; point de départ de notre visite que nous nous sommes fixé pour ensuite redescendre vers le sud en visitant un à un les villages de caractères du département.

Au sein du département de l’Ardèche, 21 villages emblématiques sont regrouper autour d’une charte de qualité et labellisés « Villages de caractère ». Ce sont ces villages que nous avons décidé de visiter en priorité.

Nous passons par St Martin de Valamas, St-Agrève, St Bonnet-le-Froid, St-Félicien pour atteindre l’aire de service d’Arlebosc pour notre pause-déjeuner où nous effectuons vidange et remplissage eau. Nous atteignons Boucieu-le-Roi dans l’après-midi. Historiquement, le village doit son nom au fait qu’il fut le siège d’une cour de bailliage établi par le roi de France Philippe IV le Bel. Ce roi est le créateur de la cité, ville nouvelle ou bastide, fondée à cette occasion en 1291.

Un grand chemin de croix a été édifié à travers la cité durant la première moitié du XVIIè siècle selon l’idée du missionnaire Pierre Vigne et est composé de trente cinq stations chapelles, décorées de sculptures. Les monuments actuels de ce site ont été reconstruits après le saccage survenu au cours de la Révolution française. En 1714, il fonde la Congrégation des Sœurs du St Sacrement qui aujourd’hui est présente dans différents pays d’Europe et en Amérique Latine.

Boucieu-le-Roi – Ardèche

Nous poursuivons notre route jusqu’à Beauchastel pour y établir notre campement sur un parking face à l’usine hydroélectrique de la « Compagnie du Rhône » enjambant un bras du Rhône.

Le lendemain matin, nous visitons Beauchastel et son château en ruine où il ne reste plus que la tour. Depuis la table d’orientation, nous pouvons apercevoir au loin le Mont Ventoux. Nous continuons notre route en passant par St-Vincent-de-Barrès, Alba-la-Romaine où la pluie nous accompagne la deuxième moitié de la matinée. Pause-déjeuner sur une grande place toute proche du petit village de Alba-la-Romaine que nous visitons juste après le déjeuner.

Beauchastel – Usine hydroélectrique sur le Rhône
Beauchastel (Vieux village) – Archèche

En continuant notre route, nous visitons le village de St-Laurent-sous-Coiron.  L’aven de la Combe Rajeau, dont l’entrée est située au nord de la commune, est la grotte la plus profonde du département (- 250 m). Accessible seulement aux spéléologues, ses galeries s’étendent sur plus de 12 km de long dont 45 km de rivière souterraine.

Notre aire d’étape, ce jour là se situe à Pont-de-Labeaume sur une petite prairie privé au bord de l’Ardèche. Le Propriétaire, lui-même camping-cariste met ce terrain à disposition des camping-cars de passage. Merci à lui.

Ce dimanche 30 avril, nous atteignons le village de Antraigues-sur-Volane. En 1974, Jean Ferrat décide de s’installer sur la commune, au lieu-dit Bergnolles, avec sa femme Christine Sèvres et la fille de celle-ci Véronique Estel, puis avec Colette Laffont, qui sera sa seconde épouse. Il est pendant 2 ans adjoint au maire chargé de la culture. Nous ne manquons pas de visiter sa sépulture dans le cimetière du village, puis la Maison Jean Ferrat sur la place principale du village.

Nous nous arrêtons ensuite sur l’aire de service d’Aubenas pour effectuer la vidange et le remplissage en eau. C’est également l’heure de la pause-déjeuner. L’après-midi, nous continuons notre route vers le sud. Mais nous rencontrons de sérieuses difficultés pour effectuer la visite des petits villages que nous avions cochés sur la carte de notre itinéraire et où nous n’avons pas pu nous arrêter.

Sépulture de Jean FERRAT à Antraigues-sur-Volane (Ardèche)

Quoiqu’il en soit, nous nous dirigeons vers les Gorges de l’Ardèche en direction de Saint-Martin-d’Ardèche. Nous nous arrêtons, bien entendu, au Pont d’Arc. Là où la rivière Ardèche perce la montagne pour continuer la course vers le Rhône.

Nous nous arrêtons aux nombreux belvédères qui jalonnent le parcours des gorges pour admirer ce paysage somptueux et pour prendre plusieurs clichés. Nous atteignons notre aire d’étape en fin d’après-midi à Saint-Martin-d’Ardèche sur l’aire Camping-car park (tarif 13,00 €).

Le lundi 1er mai, nous continuons notre périple par une journée très ensoleillée. Nous nous arrêtons à Aiguèze, petit village de caractère qui nous dévoile un très beau panorama sur la vallée de l’Ardèche.

Pont d’Arc – Gorges de l’Ardèche
Le Pont d’Arc est l’une des deux arches naturelles au mode enjambant une rivière
Les Gorges de l’Ardèche
Aiguèze (Gard)

A midi, nous déjeunons sur l’aire de service d’Orgnac-Even et dans l’après-midi, nous visitons l’even d’Orgnac classé « Grand site de France ». Entrée 13,00 €. Le spéléologue Robert de Joly explore la grotte en 1935. Les aménagements de la grotte décidés par la commune en vue d’une exploitation touristique commencent dès 1938. La visite commence par la descente d’un escalier rectiligne de plusieurs dizaines de marches pour accéder dans la première salle du site. Et là, on découvre un panorama grandiose parsemé de stalagmites géantes. Au dessus de nous l’aven filtre un filet de lumière naturelle. Cet aven était à l’origine l’unique entrée de la grotte par où est descendu Robert de Joly en 1935 lors de la première exploration. Nous descendons par palier pour découvrir les merveilles que la nature a sculptées au cours des millénaires. Au terme de la descente d’environ 700 marches, à 120 m au dessous de la surface, nous assistons à un spectacle sons et lumières.

Even d’Orgnac (Ardèche)

Nous remontons ensuite par l’ascenseur qui comptabilisait, non les étages, mais les mètres restant à parcourir pour retrouver le ‘plancher des vaches ». Avant de repartir, nous arpentons le musée de la préhistoire décrivant l’histoire de l’humanité depuis la première apparition de l’homme sur Terre, il y a environ 3 millions d’années.

Nous installons notre campement à Banne, petit village de caractère que nous visitons le lendemain matin avant de continuer notre périple.

 Le château de Banne, qui ne présente aujourd’hui que des ruines, était un des plus forts et des plus opulents du Moyen Âge dans le département.

Banne (Ardèche) – Vue depuis notre aire d’étape

Ce jeudi 2 mai, nous entamons le chemin du retour. Nous orientons notre route vers l’ouest et nous nous arrêtons en chemin à Naves pour visiter ce petit village de caractère pittoresque avec ses maisons de pierre et ses ruelles piétonnes étroites. Les ruelles sont tellement étroites qu’aucune voiture ne peut y circuler et doivent toutes se garer en contre bas le long de la route d’accès au village.

Ruines du château de Banne (Ardèche)
Naves (Ardèche)

En fin de journée, nous établissons notre campement à Meyrueis sur le parking de la salle polyvalente. L’endroit est équipé d’une aire de service récente ( eau 4 € par carte bancaire sans contact). Au petit matin, après une nuit parfaitement calme, nous constatons une sérieuse baisse de la température, mais un beau ciel bleu.

Pour le retour, nous rejoignons les Gorges de la Jonte, Le Rozier, Pont de Salars. Et après le déjeuner sur l’aire de service de Carmaux, nous rejoignons notre domicile en passant par Montauban et Auch. Arrivée vers 18h00 après un périple de près de 1600 km.