La Camargue, les Alpilles, la Provence du 16 au 24 juin 2022 – 8 jours – 1800 km
Nos deux amis repartent ce jeudi 16 juin vers 16h vers de nouvelles aventures. Notre ami Chausson en pleine forme avec sa nouvelle batterie de cellule. Notre objectif: rejoindre dans un premier temps la Camargue. Comme à l’accoutumée, nous empruntons le réseau secondaire et nous passons par l’Isle-en-Dodon, l’Isle-Jourdain et nous contournons Toulouse par le nord pour rejoindre notre aire d’étape à Lisle-sur-Tarn que nous atteignons vers 19h. C’est notre second passage sur cette aire gratuite et très calme située au bord d’un petit étang, à environ 10 km de Gaillac.
Le lendemain matin, nous reprenons la route en passant par Castres, Mazamet pour atteindre le Pic de Nore; point culminant de la Montagne Noire ( 1211 m) offrant un panorama magnifique de la mer méditerranée à l’est au Pic du Midi de Bigorre à l’ouest lorsque le temps est très clair. Il est midi. Nous profitons de cet arrêt pour notre pause-déjeuner.
L’après-midi, nous continuons notre route en passant par Pradelles-Cabardès, Castans, Bédarieux. Notre aire d’étape ce soir là est le Domaine « Mas René Guilhem » à Clermont-l’Hérault (étape « France Passion »). Dès notre arrivée, nous effectuons une dégustation de vins du Languedoc et l’achat de vin de la propriété suivi d’une visite des chais.


Lors de cette visite, on nous présente l’ensemble du matériel utilisé pour le travail de la vigne avec en particulier une explication détaillée sur le fonctionnement de la machine à vendanger. Le bâtiment datant d’une quinzaine d’années a été construit avec de la pierre du Gard. L’épaisseur des murs est de 50 cm et ceux-ci sont constitués par la juxtaposition de blocs de pierre dont les plus imposants pouvaient peser 1,5 t.
Le lendemain matin, nous continuons notre route pour rejoindre Frontignan, Palavas-les-Flots, La Grande-Motte, Le Grau-du-Roi et Port-Camargue. A Port-Camargue, nous effectuons une halte et une promenade le long du chenal au bout duquel nous pouvons contempler une bonne partie de la côte de La Grande-Motte au Grau-du-Roi. A midi, nous profitons que les deux camping-cars se retrouvent stationnés à l’ombre pour effectuer notre pause-déjeuner.
L’après-midi, nous atteignons Les Saintes-Maries-de-la-Mer où nous avons la chance de trouver un parking gratuit réservé aux camping-cars pas trop loin du centre-ville. Ce jour là, une course camarguaise a lieu dans les arènes de la ville à 16h30. Nous décidons d’y assister (Entrée générale; 8,00 €). Environ deux heures de spectacle pour le concours de 7 manades Taureaux jeunes.
Notre aire d’étape ce samedi là: La Manade des Baumelles (étape « France Passion »). Le soir de notre arrivée, nous n’avons pas pu trouver le point d’accueil de la Manade. Le lendemain matin, nous sommes repartis après avoir passé une très bonne nuit sans pouvoir saluer et remercier nos hôtes faute de ne pas pouvoir à nouveau trouver le point d’accueil.



Nous prenons la direction de Saint-Gilles pour effectuer la vidange et l’approvisionnement en eau des camping-cars, puis nous nous dirigeons vers le domaine de Méjanes en plein centre de la Camargue près de l’étang de Vacarès. Il est pas loin de 11h00 lorsque nous arrivons sur place. Le Domaine acquis par Paul Ricard en 1940 peut se visiter en empruntant un petit train. Horaires de départ: 11h00, 14h00 et 15h00. Un peu juste pour emprunter le train de 11h00, nous choisissons de prendre le train de 14h00. Mais n’ayant pas pris soin de nous procurer notre pain de ce jour, nous devons repartir en quête d’une boulangerie. Nous avons la chance de trouver un petit dépôt de pain à Albaron; ce qui nous a évité de revenir à Saint-Gilles pour l’acheter, là où nous étions le matin même pour la vidange des camping-cars.

A 14h00, nous prenons le petit train de Méjanes pour une promenade d’environ 45 mn. Notre chauffeur-guide nous fait une description détaillée du paysage qui se dévoile peu à peu sous nos yeux. En longeant l’étang de Vacarès qui se découvre sur notre gauche, nous pouvons voir évoluer en vol les différentes espèces emblématiques de la Camargue, flamands roses, hérons, aigrettes, et nous apercevons tout au long du parcours les troupeaux de taureaux camarguais.
Notre chauffeur-guide fait une halte à mi-parcours pour nous raconter l’histoire du domaine de Méjanes et nous raconte avec force détails la vie d’une manade, l’élevage des taureaux et comment se déroule une course camarguaise.

Après ce petit voyage très instructif, nous rejoignons nos deux amis Pilote et Chausson impatients de repartir à l’aventure. Nous repartons donc en direction de Salins-de-Giraud et nous faisons une halte au « point d’observation des salins »; promontoire qui nous permet de contempler un panorama d’une grande beauté tout coloré de rose.
Nous poursuivons notre route sur la RD36 en longeant le Grand Rhône. Sur l’autre rive, on aperçoit la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône. La route départementale se termine sur la plage de Piemanson. Cette plage a été, jusqu’en septembre 2016, la dernière plage d’Europe où le camping sauvage était toléré. Elle attirait ainsi chaque été des milliers de campeurs qui s’installaient sur cette partie du littoral où il n’y a « ni point d’eau, ni électricité, ni infrastructures, ni toilettes et ni approvisionnement en quoi que ce soit » et était non « pas une plage, mais un pays à part, avec ses propres règles ».

Pour notre étape, nous retournons sur le vaste parking du domaine de Méjanes (ayant l’autorisation d’y stationner la nuit) et où nous étions pratiquement seuls. Nous avons passé une nuit parfaitement calme.
Le lundi matin, nous quittons la Camargue pour nous diriger vers les Baux-de-Provence. Mais avant cela, nous repassons par Saint-Gilles pour effectuer vidange et approvisionnement en eau pour nos deux amis Pilote et Chausson et pour faire quelques courses au supermarché.
Profitant de ce jour en semaine et d’une saison estivale à peine commencée, nous avons pu nous garer assez facilement sur la route qui longe le village des Baux-de-Provence en contrebas.


Magnifique village médiéval fortifié, le village des Baux-de-Provence a été classé « plus beaux villages de France » en 1998 et « sites patrimoniaux remarquables » en 2019. Le château des Baux aujourd’hui en ruine témoigne d’un passé mouvementé alternant les périodes fastes ou de déclin au cours des dix derniers siècles.
Nous avons profité de la visite du village pour faire également la visite du château (tarif senior: 7,00€).
Notre aire d’étape ce jour là fut le Moulin à huile du Calanquet à Saint Rémy-de-Provence (Etape France Passion) qui nous accueille avec son impressionnant massif de pétunias et son aire de stationnement camping-car qui nous tend les bras dès notre arrivée sur la droite un peu en contre-bas.
Nous constatons en arrivant que ce lieu ne nous était pas inconnu puisque nous y avions déjà séjourné quelques années plus tôt. A notre arrivée l’accueil des propriétaires est très chaleureux, et après l »achat de quelques pots de tapenade d’olives (que nous dégustons le soir même lors de notre incontournable apéritif), le personnel nous invite gentiment à visiter le moulin le lendemain matin aux alentours de 9h15, 9h30.
Mais le lendemain matin,vers 9h30, nous avons eu le sentiment que nous n’étions pas tout à fait les bienvenus et la personne la veille qui nous avait gentiment proposé la visite et qui s’apprêtait à faire le ménage dans la boutique, a tout de même accepté de lâcher son aspirateur et consentit à nous faire visiter le moulin.

Après cette petite parenthèse, nous repartons et nous effectuons une petite excursion au cœur du massif des Alpilles situé au cœur de la Provence entre la Camargue et le Lubéron et nous nous arrêtons en particulier à Eygalières, petit village chargé d’histoire dont témoignent les nombreux vestiges que l’on peut y apercevoir.
Nous continuons ensuite la route en nous dirigeant vers l’est. Pour la nuit, nous trouvons refuge à Eguilles, pas très loin d’Aix-en-Provence au « Moulins à huiles d’Eguilles » (Etape « France Passion »). Nous y achetons de la tapenade en tube (genre tube de dentifrice). Surprenant conditionnement pour de la tapenade, celle-ci nous a semblé aussi bonne que celle que nous avions achetée en pot deux jours avant; voir meilleure.

Le lendemain, nous reprenons la route en faisant au passage la vidange, l’approvisionnement en eau et l’achat d’une bouteille de gaz. Celle-ci nous avait lâché, bien sûr, au mauvais moment.
Nous continuons notre chemin en nous dirigeant toujours vers l’est pour atteindre la Montagne Sainte-Victoire. Montagne célèbre pour les nombreuses randonnées qu’elle offre à ses visiteurs et son exceptionnel panorama que l’on observe depuis son sommet pour ceux qui ont la possibilité de l’escalader.
Destination prisée du peintre Paul Cézanne, la Montagne Sainte-Victoire lui fut fatale lorsque le 15 octobre 1906 alors qu’il peint sur le motif, dans le massif de la Sainte-Victoire, un violent orage s’abat. Cézanne a un malaise et reste de longues heures sous la pluie. Il est ramené chez lui dans la charrette d’un blanchisseur. Le lendemain, il va travailler à son atelier. Trop fatigué, il s’installe le jour suivant pour peindre dans son appartement. Il y meurt, une semaine après son excursion dans le massif de la Montagne Sainte-Victoire, le 22 octobre 1906, emporté par une pneumonie.

Nous reprenons la route, cette fois-ci, vers l’ouest en direction du retour et nous nous arrêtons pour la nuit au domaine « Saint-Jean de l’Arbousier » (Etape « France Passion ») à Castries au nord-est de Montpellier.
Le Domaine de 110 ha (dont 40 ha de vigne) produit des AOC de vins Blancs, rouges et rosés. Le domaine s’est diversifié vers un accueil touristique avec hébergement en cabanes perchées et dispose de sentiers balisés à travers l’ensemble du domaine.
Dommage que l’effort touristique ne se soit pas suffisamment développer vers l’accueil des camping-caristes. L’espace que nous avons occupé ce soir là, quoique très tranquille, mériterait d’être aménagé. Le matériel réformé de l’exploitation que nous avions autour de nous dévalorisait complètement les lieux et la nature environnante. Mais ne nous plaignons pas. Il y a certainement pire. Nous sommes repartis le lendemain matin après l’achat de rosé en cubi pour un prix tout à fait acceptable (14,50€ le cubi de 5l).

Nous continuons notre route vers le retour et nous faisons halte à Saint-Guilhem-le-Désert au parking du Pont du Diable où nous effectuons vidange et approvisionnement en eau. Le parking est gratuit en cette période, mais la navette pour le village de Saint-Guilhem n’est pas en service. Et la distance nous séparant de Saint-Guilhem est d’à peu près 4 km.
Le village de Saint-guilhem-le-Désert classé « Plus beaux village de France » est sans conteste un lieu touristique incontournable à visiter. Fort de sa notoriété et de sa position géographique escarpée, le stationnement se retrouve très limité aux abords de ce petit village qui s’est construit depuis le moyen âge sur l’une des pentes abruptes des gorges de l’Hérault. C’est l’un des lieux de passage des pélerins sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Et s’il est compliqué de stationner pour une voiture, cela l’est encore plus pour un camping-car. N’envisageant pas de faire 8 km à pied depuis le parking du pont du Diable sous une température avoisinant les 30° à l’ombre, nous tentons de nous approcher avec un seul camping-car (en l’occurrence notre ami Chausson) et nous avons la chance de trouver un petit emplacement en retrait de la route et situé à 1 km du village car il est interdit, et même impossible de stationner juste en bordure de route. Saint-Guilhem-le-Désert vaut le détours. Nous avons flâné dans les ruelles pavées de la petite cité médiévale et admiré chacune des façades fleuries qui jalonnaient notre parcours.




Mais le clou du spectacle, à mon avis est l’instant où nous arrivons sur la place centrale du village (Place de la Liberté) au milieu de laquelle trône un immense platane planté en 1855 et dont la circonférence mesure 6,70 m (photo ci-contre). Nous avons apprécié le rafraîchissement que nous nous sommes offert à l’ombre de ce platane monumental.
Le village s’est développé autour de son abbaye du Xè siècle fondée par le Comte de Toulouse Saint-Guillaume en 804. L’abbaye de Gellone, joyaux de l’art roman languedocien est inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Deux reliques y sont encore abritées ! Celles de Saint-Guilhem, et un fragment de la Croix du Christ.

De retour au parking du pont du Diable, et avant de repartir, nous nous rendons sur les berges de l’Hérault pour admirer ce pont médiéval inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Pont du Diable aurait été construit en 873. Ce qui en fait un des plus vieux ponts médiévaux de France.
Nous reprenons ensuite la route en remontant les gorges de l’Hérault jusqu’à Ganges, puis nous bifurquons vers l’ouest en traversant le massif des Causses jusqu’à Vissec où nous effectuons notre halte pour la nuit. Le lendemain matin nous repartons en passant par La Cavalerie, Saint-Affrique, Lacaune, Castres, Villefranche-de-Lauragais et nous rattrapons Auterive et l’A64.
Retour de notre périple à 19h30.
