Lot, Corrèze, Cantal, Puy de Dôme, Dordogne du 7 au 14 juillet 2020 – 8 jours – 1300 km
Première sortie après un confinement d’un mois et demi. Nos deux compagnons de route: Pilote et Chausson étaient aux Anges. Nous sommes donc partis ce mardi 7 juillet et nous nous sommes arrêtés pour notre pause-déjeuner sur l’aire de camping-car de Saint Clar. Deux tables de pique-nique à peu près à l’ombre nous attendaient. Une seule, bien sûr, nous a suffit. Aire sympa pour faire une halte à midi. En fin d’après-midi, nous atteignons notre aire d’étape à Rocamadour, parking du Garroustié (n° 4). Gratuit la nuit lors de notre passage, sinon le tarif affiché est de 10 € / 24h. Calme absolu. Le lendemain matin, nous avons visité de Sanctuaire de Rocamadour. Au XIIème siècle, Rocamadour est l’un des quatre lieux saints de la chrétienté avec Rome, Saint Jacques de Compostelle et Jérusalem. Depuis la ville basse, on rejoint le Sanctuaire par un escalier de 216 marches. Au Moyen Âge, les pèlerins le gravissaient à genoux.

Dallé de pierre blanche, le parvis occupe le centre du sanctuaire, les chapelles (6 au total) étant disposées sur le pourtour de l’espace aménagé par les moines au XII ème siècle. Il est construit sur deux niveaux. Le site possède également un chemin de croix menant au pied du château. A L’hospitalet, hameau de Rocamadour, se trouve les ruines de l’ancien hôpital Saint Jean et l’ancien cimetière (Le champs des pauvres) pendant des siècles destiné à la sépulture des pèlerins qui venaient à mourir à Rocamadour ainsi qu’à celle des gens de conditions modestes. Sur une stèle, on peut y lire « le dict des 3 morts et des 3 vifs »: « NOUS FÛMES CE QUE VOUS ÊTES, VOUS SEREZ CE QUE NOUS SOMMES ».


Le mercredi, après la vidange et le plein d’eau à Alvignac (services entièrement gratuits), nous rejoignons le Gouffre de Padirac. Hélas, aucun visite n’a pu se faire ce jour là… ni le lendemain. Suite à la pandémie de COVID-19, les entrées ne pouvaient se faire que sur réservations et par INTERNET. Par dépit, nous avons visité, non loin de là, « Le moulin de Cougnaguet » (5 € / personne) situé sur la commune de Calés.
Ce moulin fut édifié au XIVème siècle par des moines d’une abbaye cistercienne des Alix à 2 Km de Rocamadour. Sa construction dura plus de cinquante ans. Commencés en 1292, les travaux ne s’achevèrent qu’en 1350. Le moulin fut classé Monument Historique en 1925 tout en fonctionnant jusqu’en 1959.
Pour la nuit, nous retournons au parking du Garroustié (n°4) à L’hospitalet, et le lendemain, nous nous dirigeons vers Souillac. Souillac doit sa notoriété à sa magnifique et imposante abbatiale sainte-Marie.
Nous reprenons notre chemin et nique-niquons sur l’aire du belvédère (D820) à Lansac. L’après-midi, nous traversons, Vayrac, Carennac, Floirac (que des « ac »). A Floirac, la route était déviée suite à des travaux. Et nous nous sommes retrouvés dans une rue très étroite où il faillait passer entre 2 bâtiments dont l’écartement semblait plus réduit que la largeur de nos camping-cars. Le franchissement de ce rétrécissement fut difficile car les chauffeurs ont dû rabattre les 2 rétroviseurs pour pouvoir passer seulement guidés par le copilote qui était descendu. Notre ami Chausson y a laissé son feu de position arrière droit. Mais heureusement, la carrosserie n’a pas été touchée.

Après ces émotions, nous faisons une halte au belvédère de Copeyre d’où on peut admirer un très joli panorama sur la Dordogne et sur les collines environnantes. Continuant notre route, nous nous arrêtons à Gluges. Blottie contre le rocher, cet ancien village de pêcheurs se caractérise par de nombreuses maisons semi-troglodytes.
Sur la façade de l’église, une plaque met à l’honneur Edit Piaf qui aimait venir s’y recueillir et qui finança la réfection des vitraux. Notre aire d’étape en fin de journée se situe à Collonges-la-Rouge (8,00 € les 24h). Le matin, nous effectuons la visite de ce village classé parmi les plus beaux villages de France.


Collonges-la-Rouge doit son nom à son grès rouge qui le rend si atypique. Le mystère de cette couleur réside dans sa teneur en oxyde de fer. Il est agréable de se promener dans ce dédale de rues écarlates, jalonnées de castels, de petites tours médiévales fortifiées, d’échoppes et de terrasses de petits restaurants.
A midi, nous déjeunons sur place à l’aire de camping-car, puis nous rejoignons Salers.
Classé parmi les plus beaux villages de France, Salers s’enorgueillit de détenir plusieurs productions locales ou spécialités reconnues portant son nom ! Les magnifiques « vaches rouges » aux yeux de braise obtiennent l’appellation officielle « race bovine Salers », aujourd’hui reconnue pour la qualité de leur viande et de leur lait.
Le centre historique est émaillé de magnifiques demeures édifiées au XVIème siècle par les riches familles de bourgeois et de magistrats, fièrement parées de blasons, linteaux sculptés et fenêtres à meneaux. On peut remarquer la singularité des toitures toutes revêtues de lauzes.
La région étant peu fournies en aires de Camping-car, nous nous rabattons sur un camping à la ferme à 1 km de Salers. Celui-ci est aménagé en une vaste prairie. 1,90 € / camping-car et 3,60 € par personne.

Le lendemain matin, nous prenons la direction du Puy Mary. Arrivé au pied du massif, un écriteau nous indique que la route est interdite aux camping-cars de 0h00 à 12h45. Nous faisons alors demi-tour pour nous diriger vers le Puy de Sancy. Arrivant tardivement dans l’après-midi, nous décidons de monter au sommet par le téléphérique le lendemain matin.
Nous choisissons notre aire d’étape à l’aire de camping-car du Mont-dore (12 € tout compris avec services y compris le branchement électrique) où nous avons passé une nuit très calme.
Le lendemain matin, nous choisissons d’arriver assez tôt pour emprunter le téléphérique. Bien nous a pris, car au retour à la station du départ, une longue file d’attente d’une cinquantaine de mètres s’était constituée devant la billetterie.
Le massif volcanique des Monts Dore, dont le puy de Sancy est le point culminant (1886m), a commencé sa formation il y a 5 millions d’années, pour se terminer il y a environ 250 000 ans. La dernière période glaciaire, datant de 13 000 ans, a par l’action des glaciers, modelé les grandes vallées du massif Central.

A partir de la station d’arrivée du téléphérique, un escalier en bois assez large (de 864 marches) facilite la montée et permet d’accéder au sommet en 20 minutes. Une table d’orientation au sommet du Sancy permet de se repérer. Magnifique panorama à 360° sur les vallées glaciaires, les crêtes du massif volcanique du Cantal et de la Chaîne des Puys.
L’après-midi, nous reprenons la route en direction de la Dordogne en passant par Ussel, Tulle, Brive. Au passage, arrêt à Donzenac pour visiter la petite cité médiévale.
Donzenac a été enrichie des vestiges de 3 époques fascinantes qui sont le Moyen-Age, la Renaissance et le XVIIe siècle. Accrochée à un flanc de coteau pour la ville haute, Donzenac, gros bourg autrefois fortifié, garde encore son aspect médiéval avec ses rues tortueuses qui reviennent toutes au quartier de l’église.
Notre aire d’étape en cette fin d’après-midi est située à Salignac-Eyvigue sur un terrain herbeux. Aire entièrement gratuite.

Sur les hauteurs du Village de Carlux se dressent les imposantes ruines du château. Durant la Guerre de « Cent ans » (1337-1453) le château est passé des Français aux Anglais et inversement et il fut incendié et restauré à plusieurs reprises. Panorama grandiose sur la vallée de la Dordogne. Après un arrêt pour visiter le Château de Carlux, nous suivons la vallée de la Dordogne, et nous faisons une halte au cingle de Montfort. Il s’agit d’un exceptionnel panorama sur la vallée de la Dordogne et sur le château de Montfort. Il n’y a pas beaucoup de place pour stationner, juste un muret ! On peut apprécier la végétation dense à perte de vue et admirer les canoës qui voguent au gré de leur envie et tout simplement profiter de l’instant!


Puis nous arrivons à Vézac où nous faisons notre dernière halte pour la journée pour aller visiter « Les jardins de Marqueyssac ». Prix de la visite 9,90 €. Ce jardin se caractérise par ses milliers de buis taillés à la main. Les jardins romantiques et pittoresques de Marqueyssac offrent plus de 6 Km de promenades. Le site dispose d’un belvédère qui offre l’un des plus impressionnants panoramas du Périgord sur la vallée de la Dordogne et ses châteaux.


Notre aire d’étape ce jour là est à Belvès. Pas le top, mais gratuite et services gratuits.
Le mardi 14 juillet, journée du retour, notre seule halte sera à Monflanquin. Bastide du XIVème siècle, Monflanquin est créée en 1256 par Alphonse de Poitiers. Elle est classée « Plus beau villages de France ». Cette ville ayant ses origines au Moyen âge, reprend les caractéristiques des bastides: un plan orthogonal avec ses rues charretières et traversières, sa place centrale et ses arcades.
Notre retour au bercail se fait par Aiguillon, Gabaret, Eauze, Nogaro, Riscle. Arrivée à 18h
