Espagne du 12 au 18 septembre 2026 – 3670 km – 14 jours

Nos deux amis Pilote et Chausson ont décidé cette année de faire le tour de l’Espagne. Celle-ci est divisée en 17 communautés autonomes et nous souhaitons visiter la côte méditerranéenne et l’Andalousie en particulier. L’Andalousie se subdivise elle-même en 8 provinces dont les plus importantes sur le plan touristique sont Almeria, Malaga, Cadix, Cordoue et la capitale Séville. Nous passons par St Gaudens, St Girons et effectuons notre pause déjeuner à Rimont. Ce village martyr en Ariège fut détruit et incendié par une colonne allemande en retranchement le 12 août 1944. Le village fut détruit à plus de 90% par l’incendie. Nous rejoignons l’Espagne en passant par le col de Puymorens et après avoir traversé Bourg-Madame. Notre aire d’étape ce soir là se situe à Peramola en Catalogne. Aire gratuite en pleine campagne offrant un très beau panorama et où la nuit a été très calme. Seul bémol, mais c’est l’inconvénient de la campagne, une odeur de lisier venait de temps en temps nous chatouiller les narines.

Le lendemain matin, nous repartons en direction de Lérida. Nous traversons alors une région d’élevage intensif faisant apparaitre çà et là d’immenses fermes. Chaque parcelle de terrain semble bénéficier d’un système d’adduction d’eau. Eau vraisemblablement puisée dans les immenses retenues d’eau que nous longeons sur notre route sur une dizaine de kilomètres et alimentées par le rio Segre. Nous bifurquons sur notre gauche et laissons Lérida à droite en direction de Tarragone. Le paysage devient alors couleur jaune paille. Les champs de chaume s’étendent à perte de vue. Puis la région de Valence nous offre un paysage d’orangeraies, de mandarineraies et de citronneraies. Aire d’étape à Corbera. Gratuite avec 6 emplacements. La nuit fut quelque peu troublée par plusieurs jeunes ayant chahutés près de l’aire jusqu’à 2h00 du matin.

Le lundi matin, nous continuons notre route et nous traversons la ville de Benidorm. « Autrefois ville de pêcheurs, elle est devenue au cours de la seconde moitié du XXe siècle une station balnéaire réputée pour ses plages et sa vie nocturne animée, l’une des destinations les plus prisées de Méditerranée. Archétype du tourisme de masse, la ville est marquée par un urbanisme échevelé caractérisé par la bétonnisation et un nombre important de gratte-ciels. »

Benidorm
La Manga – Puente del Estacio

Arrivés dans la région de Cartagène, nous décidons de visiter La Manga del Mar Menor. C’est un cordon littoral étroit de 22 km de long séparant la mer méditerranée de la lagune « Mar Menor ». La Manga, restée vierge jusque dans les années 1960, est aujourd’hui presque totalement urbanisée. Après avoir fait environ 20 km sur ce cordon, un pont escamotable s’est dressé devant nous en nous stoppant net durant 10 mn. Il permet de faire passer les grands voiliers de la mer méditerranée vers la lagune Mar Menor. Il est actionné toutes les 2 heures pendant 10 mn. Arrivés à l’extrémité du corridor de la Manga, nous avons pu stationner, près de la plage, sur un parking gratuit réservé aux camping-cars sur les 2 emplacements l’un à coté de l’autre qui nous tendaient les bras lorsque nous sommes arrivés. Un camping-cariste français stationné sur le parking nous a indiqué que nous pouvions librement rester pour la nuit; ce que nous avons fait.

Le mardi, nous reprenons la route en empruntant l’AP-7 (autopistas autoroutes payantes devenues gratuites ces dernières années). Le prix payé lors de notre périple en Espagne n’a pas dépassé une quinzaine d’euros par véhicule. Nous déjeunons à midi à Cuevas del Almanzora et nous reprenons la route en empruntant l’autovia A7. Les autovias sont des voies rapides à doubles chaussées entièrement gratuites. L’A7 est officiellement nommée autoroute de la Méditerranée. Depuis cette autoroute, on aperçoit au loin d’immenses étendues blanches à perte de vue. C’est la « huerta » d’Almeria. Une « huerta » est une parcelle ou une plaine agricole irriguée où l’on pratique une agriculture maraîchère et fruitière intensive. Ce système hérité en grande partie de la période Al-Andalus repose sur des réseaux ingénieux de canaux d’irrigation (acequias), de norias et de terrasses pour dompter un climat aride. L’Al-Andalus est l’ensemble des territoires de la péninsule Ibérique et du sud de la France qui ont été sous domination musulmane du Moyen Âge, entre 711 et 1492. On y cultive des fruits, des agrumes, des légumes. Aujourd’hui, l’Andalousie (en particulier la province d’Almería avec la zone de Campo de Dalías) est devenue la plus grande concentration de serres au monde. Cet immense complexe de cultures maraîchères sous serres (tomates, poivrons, courgettes) alimente une grande partie de l’Europe. La superficie totale des serres en Andalousie s’élève à 43000 ha.

La huerta ( région d’Almeria) vue du ciel – photo google maps

Arrivés aux portes d’Almeria, nous nous dirigeons vers Cabo de Gata. Le parc naturel de Cabo de Gata abrite les plus belles plages d’Espagne. Pour atteindre le phare, nous suivons un long corridor où la plage sur notre droite s’étend à l’infini. Sur notre gauche, s’étend une lacune et une réserve ornithologique. Au retour, nous faisons une halte à la plage Almeria ou Pierre se jette hardiment dans les eaux cristallines de la Méditerranée. Notre aire d’étape ce soir là se situe à Cabo de Gata (60 emplacements). L’aire, bien aménagée, est gérée par un (une) réceptionniste. Tarif du stationnement: 14,00 €.

Panorama depuis de phare de Cabo de Gata

Le mercredi, nous rejoignons la ville l’Almeria (200 000 habitants). « Historiquement, La ville est disputée entre les Vandales , les Wisigoths, les Romains d’Orient, et finalement conquise par les Arabes au début du VIIIe siècle. Le Calife de Coudoue Abderame III y fait construire en 955 la grande citadelle d’Alcazaba (la plus grande forteresse musulmane d’Andalousie). » Malheureusement, il nous a été impossible de nous arrêter pour visiter la ville, et nous avons poursuivi notre chemin en direction du désert de Tabernas. Ce désert situé tout proche d’Almeria a servi de décor (et sert toujours de décor) pour le tournage de nombreux films. Il possède une similitude avec les déserts nord-américains, d’Afrique du nord et paysage lunaire. Ce désert s’est ainsi rendu célèbre dans le monde entier.

Quelques films tournés dans le désert de Tabernas et de Cabo de Gata :

  • Lawrence d’Arabie (avec Peter O’Toole)
  • Pour une poignée de dollars (avec Clint Eastwood)
  • Cent mille dollars au soleil (avec Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura)
  • Le bon, la brute, et le truan (avec Clint Eastwood)
  • Il était une fois dans l’ouest (avec Henri Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale)

En réalité, près de 500 films ont été tournés dans cette région d’Andalousie depuis les années 50.

Nous continuons notre route et nous faisons une halte au mirador « La Huella de la Mineria ». Ce panorama exceptionnel embrasse les principaux massifs montagneux du sud de la province. Ce point de vue, situé sur le versant nord de la Sierra de Gador, est orienté vers le nord. À l’arrière-plan, de gauche à droite, se dessinent les pentes de la Sierra de Gador, de la Sierra Nevada, des Filabres et de la Sierra Alhamilla. Le fond de la vallée est occupé par le fleuve Andarax. À droite, s’étendent les matériaux sédimentaires qui forment le bassin d’Almería-Tabernas, où l’érosion a façonné un paysage particulier (les bad-lands) à l’origine de l’image désertique popularisée par le cinéma. Toute la région de la Sierra de Gador a joué un rôle prépondérant dans l’essor de l’extraction du plomb durant les deux derniers tiers du XIXe siècle. Cette activité minière, typique de la région, avait débuté au XVIIIe siècle, lorsque l’exploitation du plomb relevait du droit de la Couronne. Ce fut l’époque des Fonderies Royales, qui comprenaient les deux fonderies royales situées dans la région, l’une à Fuente Victoria et l’autre à Alcora. Afin de relier ces fonderies au port d’Almería, le Chemin de las Fundiciones Reales (Chemin des Fonderies Royales) fut construit ; un tronçon est visible depuis le mirador, correspondant approximativement à la route actuelle.

En continuant, nous laissons sur notre droite le Parc National de la Sierra Nevada et rejoignons Juviles pour notre bivouac. L’aire de camping-car en surplomb du village, entièrement gratuite, nous offre un panorama absolument exceptionnel dans toutes les directions avec vue sur les contreforts de la Sierra Nevada.

Juviles – notre aire d’étape du mercredi 9 septembre
Superbe panorama à 360° depuis notre aire d’étape

Le jeudi 10, nous traversons Orgiva. Nous nous arrêtons à Lanjaron pour acheter le pain et nous en profitons pour visiter ce petit village pittoresque. Nous rejoignons Nerja (petite ville en bord de mer où il ne nous a pas été possible de nous s’arrêter), puis Frigiliana, pittoresque village blanc d’Andalousie. En fin d’après-midi, nous atteignons notre aire d’étape « Malaga beach » dans le district Est de Malaga située au bord de la plage. Prix du stationnement 22€/24h. 60 emplacements délimités. Aire de camping-car bien aménagée équipée de 3 aires de services. L’aire se trouve à environ 8 km du centre de Malaga. Le lendemain matin, nous prenons le bus pour aller visiter Malaga. L’arrêt de bus est situé à 5 mn de l’aire camping-car.

Malaga est la capitale de la province de Malaga faisant partie de la communauté autonome d’Andalousie . Avec ses 580 000 habitants, elle est la sixième ville d’Espagne. Au XIXe siècle, la ville a connu une activité notable sur le plan industriel qui en a fait la première ville industrielle d’Espagne. Au XXIe siècle, Malaga est un important centre économique et culturel, et un nœud de communication important sur la côte méditerranéenne.

Nous descendons du bus à l’arrêt « Plaza de la Marina » et nous nous dirigeons immédiatement vers le centre historique de Malaga. Et, sans le savoir, nous atteignons l’artère piétonne la plus célèbre, la plus élégante et la plus animée de Malaga : « Calla marques de Larios ». Elle est devenue entièrement piétonne en 2003, ce qui en fait un lieu de promenade unique. Elle relie l’Alameda Principal à la place de la Constitution. Sur le plan historique, Le marquis de Larios est un titre héréditaire de la pairie espagnol, accordé en 1865 par Isabelle II reine d’Espagne à Martín Larios, Sénateur du royaume et l’un des plus importants hommes d’affaires industriels de l’Espagne du XIXe siècle.

Malaga – Ceiba chodatii – origine Amérique du sud
Malaga – Calle Marques de Larios, la plus belle rue piétonne de Malaga
Malaga – Cathédrale de l’Incarnation
Malaga – cœur de la cathédrale

Nous nous dirigeons ensuite vers l’Alcazaba. Il s’agit d’une forteresse du XIe siècle bâtie sur les ruines d’une forteresse romaine par une dynastie Arabo-musulmane du califat de Cordoue. L’Alcazaba est reliée au Castillo de Gibralfaro qui fut construit bien plus tard au XIVe siècle pour notamment protéger l’Alcazaba. Nous avons suivi le sentier en pente raide jusqu’à l’entrée du château. Au fur et à mesure de notre ascension, nous pouvions admirer un joli panorama sur la mer, le port de Malaga et sur l’Hôtel de ville situé juste en contrebas. Puis nous sommes redescendus par le même chemin. Nous découvrons ensuite, adossé à l’Alcazaba, le théâtre romain. Il a été découvert en 1951, après être resté enterré pendant des siècles. Sa construction est du Ier siècle, sous l’empereur Auguste. Sous la domination musulmane, ses pierres et colonnes sont récupérées pour construire et aménager l’Alcazaba. Le théâtre disparaît peu à peu, totalement enseveli sous terre.  En 1951, lors de travaux pour la construction de la Maison de la Culture, les premiers vestiges réapparaissent. Dans les années 1990, le bâtiment de la Maison de la Culture est démoli pour permettre le dégagement complet, la restauration et la mise en valeur de ce monument historique majeur.

Séville – Entrée principale de l’Alcazaba
Malaga – Vue sur le port et sur l’hôtel de ville situé au premier plan
Malaga – Théâtre romain et les remparts de l’Alcazaba

En fin d’après-midi, nous rejoignons l’arrêt de bus pour repartir vers notre campement de « Malaga beach ».

Malaga – Immeuble de caractère
Malaga – 3 Pl. de la Marina

Le lendemain matin, nous reprenons la route en nous dirigeant vers l’ouest. Nous effectuons notre pause déjeuner à Ronda, mais nous ne trouvons pas de parking nous permettant de visiter ce petit village médiéval. Pourtant, c’est l’un des plus beaux villages blancs dans la province de Malaga et constitue l’une des étapes les plus spectaculaires et inoubliables d’un voyage en Andalousie. Le Pont Neuf (Puente Nuevo) : Cet immense ouvrage d’architecture du XVIIIe siècle enjambe de façon vertigineuse les gorges d’El Tajo, creusées par le Guadalevín à 100 mètres de profondeur. Le panorama depuis le pont ou les belvédères de la falaise est à couper le souffle. Mais nous n’avons pas su bénéficier de ce spectacle. Nous continuons alors notre chemin et nous passons par Setenil de las Bodegas où nous avons quelques difficultés pour stationner. Nous poursuivons alors notre route et nous nous arrêtons à Olvera sur la route des villages blancs. Nous arpentons ce petit village jusqu’à son église et son château. Notre aire d’étape ce soir là est à Algadoles. 5,00€. Le règlement s’effectue par internet soit par WERO, soit par carte bancaire. Lorsque le paiement a été effectué, une application sur le smartphone permet d’ouvrir la barrière automatique. La manipulation n’a pas été sans problème et un camping-cariste espagnol nous a aidé en appelant notamment le gérant qui est venu sur place immédiatement. Le lendemain matin, nous sommes sortis de l’aire sans problème car le gérant est arrivé au moment où nous sortions et a bloqué la barrière qu’il avait lui-même ouverte pour nous laisser repartir.

Olvera
Olvera – Vue panoramique depuis la place de l’église
Olvera – L’église et le château se dessinent à l’horizon

Frustrés de ne pas s’être arrêtés la veille à Setenil de las Bodegas, nous décidons de repartir vers ce village caractéristique de la province de Cadix. Et cette fois-ci, nous stationnons sur le premier parking à l’entrée du village à côté d’un car de touriste (la veille, l’après-midi, il était totalement plein). En ce début de matinée, le parking n’était que partiellement occupé. Le centre du village se situe à 850m, 15 mn à pied. Le village, qui fait partie de la route des villages blancs, est unique parmi ceux-là pour ses maisons troglodytes et semi-troglodytes installées dans la profonde encoche de sapement du pied de la falaise creusée par le Trejo affluent du Guadalete. Le Trejo a creusé un canyon dans un terrain où alternent les dépôts de roches sédimentaires : calcaire en bandes horizontales ou inclinées, et couches de marnes argileuses. L’eau s’infiltre entre les deux types de roche. Avec l’érosion, les argiles se déversent et de grandes corniches rocheuses sont créées, surmontant des espaces creux qui sont utilisés pour l’habitat. Ainsi, des maisons troglodytes ou semi troglodytes ont été construites contre le rocher. Celui-ci servant même de toit aux habitations. Certaines rues sont totalement recouvertes par la roche. Après avoir largement arpenté les rues de ce village, nous avons déjeuné au restaurant : La Cueva de Isabelina, puis nous avons rejoint notre aire d’étape à EL Puerto de Santa Maria sur un grand parking goudronné.

Setenil de las Bodegas
Setenil de las Bodegas
Setenil de las Bodegas – Au restaurant contre la paroi rocheuse
Setenil de las Bodegas – Rue entièrement couverte par la roche

Le lundi matin, nous nous dirigeons vers CADIX. La veille, nous avons repéré un parking accueillant voitures et camping-cars situé en bord de mer et nous permettant facilement d’atteindre, à pieds, le centre historique de Cadix. 14,40 € / 24 h. Cadix est une presqu’ile dont la partie urbanisée s’étendant sur 4 km du nord au sud est reliée au continent par une bande de terre étroite d’environ 2 km de long. La population s’élève à 120 000 habitants. C’est l’une des plus anciennes villes d’Europe de l’Ouest, avec des vestiges archéologiques remontant à plus de 3 000 ans. Le 1er novembre 1755, Cadix est atteint de plein fouet par le tremblement de terre de Lisbonne, qui détruit un tiers de la ville, précipitant de nombreuses habitations à la mer et démantelant les structures portuaires marchandes et militaires. Aujourd’hui, Cadix et sa baie constituent un important pôle touristique. Pour désenclaver la presqu’ile, un premier pont, le pont José Leon de Carranza d’une longueur de 3400 m a été construit en 1969 reliant le sud de la presqu’ile directement au continent. Ce pont a été doublé depuis 2015 par un deuxième pont haubané, le pont de la Constitution de 1812 situé 2,5 km plus au nord et permettant de rejoindre directement le centre de la cité. Il comporte 6 voies de circulation et sa largeur est de 35m. Sa portée principale, soutenue par les deux pylônes de 185 mètres de hauteur, est longue de 540 mètres. C’est également le pont à haubans comportant la troisième plus longue portée centrale d’Europe, après le pont de Normandie et le pont Rion-Antirion en Grèce. C’est ce deuxième pont que nous avons emprunté pour rejoindre le parking que nous voulions atteindre pour visiter la ville. En partant du parking, à pied, nous longeons le bord de mer et passons devant l’université et atteignons la « Puerta de la Caleta », s’ouvrant sur la plage de la Caleta à droite et sur un long corridor piétonnier de 500 m qui relie le « Castillo de San Sebastian » (XIVe siècle) et le phare de San Sebastian. Nous continuons en direction du centre pour atteindre la place de la Cathédrale. C’est une place très animée ; bars restaurants et un manège monumental. L’architecture extérieure et intérieure de la Cathédrale est magnifique. Nous parcourons ensuite les ruelles piétonnes et très animées du centre historique jusqu’au théâtre romain datant du 1er siècle avant J-C. Le théâtre romain de Cadix a été découvert en 1980 et des travaux sont réalisés depuis pour sa conservation, consolidation et mise en valeur. Nous déjeunons au restaurant « Pasaje Andaluz » place de San Juan de Dios. L’après-midi nous revenons au parking en empruntant les ruelles du vieux Cadix en passant par le marché couvert où les étals l’après-midi sont fermés et où l’on croise seulement quelques mouettes en quette de quelques débris tombés à terre ou restés sur les étals. Nous quittons Cadix en traversant la presqu’ile du nord au sud et en empruntant le pont José Leon de Carranza.

Cadix – Place de la Caleta et vue sur le Castillo de San Sebastian
Cadix – Cathédrale de style baroque
Cadix – Cœur de la Cathédrale
Cadix – Monument à la mémoire de Segismendo Moret
Homme politique espagnol
Cadix – Théâtre romain en cours de restauration
Cadix – Manège monumental place de la Cathédrale

Nous prenons la direction de Séville et nous établissons notre aire d’étape au port fluvial de Gelves. Bourgade au bord du Guadalquivir à 8 km de Séville. Le port fluvial de Gelves accueille les camping-caristes (27 emplacements). Prix du stationnement: 20,00 €/24 h. Le site dispose d’un local sanitaire avec WC, douches, lavabos et buanderie. Cela nous a bien servi, car lors de notre séjour, des travaux de réfection du tout-à-l’égout nous a empêché d’effectuer la vidange des camping-cars. L’aire est à 5 mn d’un arrêt de bus. Nous empruntons donc le bus ce mardi 15 septembre pour nous rendre dans la capitale Andalouse. Nous descendons du bus aux abords du Palais de San Telmo (siège du gouvernement Andalou) et nous rejoignons l’avenue de la Constitution que nous remontons en direction de la place San Francisco.

Gelves – Port fluvial – Fleuve Le Guadalquivir
Palais de San Telmo – Siège gouvernemental de la communauté autonome de Séville
Séville – Sur le parcours de notre bus panoramique

Nous nous arrêtons à l’office du tourisme disposant d’un comptoir « CitySightseeing » et nous décidons de visiter la ville par le bus panoramique qui sillonne la ville. Nous rejoignons le point de départ du circuit près de la Torre del Oro (Tour de guet militaire du XIIIème siècle). Le bus suis un tracé qui permet de montrer les monuments les plus caractéristiques de la cité en effectuant des commentaires audiophoniques à l’aide d’un écouteur et s’arrête 12 fois le long du parcours. On peut descendre et remonter dans le bus quand on le souhaite tout au long de la journée. Nous avons effectué un premier tour pour découvrir l’essentiel de la ville, puis nous avons continué et nous sommes descendus à l’arrêt n°2 pour rejoindre la Place d’Espagne.

Cette place emblématique, a été construite pour l’exposition universelle ibéro-américaine de 1929. Elle couvre une surface de 50 000 m2, dont 19 000 m2 pour le palais et 31 000 m2 pour la place elle-même et les canaux. La place forme un demi ovale dont le plus long diamètre mesure 200 m. Symbolisant, par sa forme, l’Espagne accueillant à bras ouverts ses anciennes colonies, elle regarde dans la direction du Guadalquivir, ce dernier représentant le chemin vers l’océan Atlantique et l’Amérique. Un bâtiment unique longe tout son côté arrondi. Au centre de la place se trouve une fontaine. Quatre ponts consacrés aux royaumes de Castille, d’Aragon de Navarre de León relient la place centrale et le palais, symbolisant l’unité politique de l’Espagne. Le palais est formé d’un bâtiment central de trois étages flanqué des deux côtés d’une aile formant un quart de cercle. Au centre de chaque aile se trouve un édifice secondaire. À l’extrémité de chacune des deux ailes s’élève une tour de 80 mètres, réplique de la Giralda. Le palais ainsi constitué longe le demi-ovale de la place. Il est parcouru par d’imposantes galeries couvertes.

Seville – Palais de la place d’Espagne
Seville – Place d’Espagne

Après avoir déjeuner dans un petit restaurant du quartier, nous rejoignons l’arrêt du bus « CitySightseeing » n°2 pour effectuer un second tour de la ville et nous arrêter à notre point de départ.

Seville – Place d’Espagne et tour nord du Palais

Nous reprenons ensuite le bus pour retourner à notre campement au port de Gelves. Et puisque nous avons le Guadalquivir juste à nos pieds (nous sommes stationnés à 5 m du rivage), j’en profite pour dire deux mots sur ce fleuve emblématique d’Espagne. Avec ses 650 km de long, il est le 5e fleuve de la péninsule ibérique. Il draine un bassin de près de 58 000 km2. Il prend sa source dans la Sierra de Cazorla, à peu près 100 km à vol d’oiseau au nord d’Almeria et se jette dans l’océan Atlantique 20 km au nord de Cadix en traversant au passage Cordoue et Séville. Le Guadalquivir est le seul grand fleuve d’Espagne vraiment navigable. La navigation n’est actuellement possible que jusqu’à Séville, mais les Romains remontaient jusqu’à Cordoue. Le nom de Guadalquivir provient de l’arabe al-wadi al-Kabir, « le grand fleuve ».

Le mercredi matin, nous préparons notre retour et empruntons l’autoroute « Ruta de la Planta » en direction du nord où de part et d’autre s’étendent des plantations d’oliviers à perte de vue. Puis apparaissent des vignobles à l’approche de Mérida. Après 400 km, nous nous arrêtons pour faire étape à Madigal de la Vera. Aire récente avec 4 emplacements : 8,50 €, mais la borne de paiement ne fonctionnait pas. Ainsi, nous n’avons pas payé, mais nous n’avons pas non plus pu vider la cassette et faire le plein d’eau. Le lendemain, nous continuons la route en direction de notre cher « hexagone » et après notre pause déjeuner à Villacastin, nous atteignons Segovia, puis Soria avant de faire étape à Vilterria. Aire goudronnée gratuite avec emplacements délimités. Services gratuits. Joli panorama. Nous poursuivons notre retour le lendemain en passant par Saint-Jean-Pied-de-Port et en s’arrêtant à « Venta Peio » juste avant la frontière pour faire quelques achats. Nous arrivons à Juillan à 17h00 après un périple de 3670 km.